Médias : veille documentaire 2011

Je recense ici des ressources découvertes en 2011 ou avant.

Roland Barthes

Journalistes : la crise de confiance perdure

Une moitié environ de français ne croient pas tout ce que disent les journalistes. Cette crise de confiance que vit la profession n’est pas nouvelle. Mais elle tend à s’aggraver. C’est ce que révèle le dernier sondage TNS Sofres pour le journal La Croix, qui publie le 8 février 2011 ce baromètre sur l’état d’esprit des français à l’égard de leurs médias, comme il le fait depuis 1987.

La compétence médiatique : du concept à la mesure

Zététique & utilisation des interstices pseudoscientifiques dans les médias

Pour une didactique de l’esprit critique. Zététique & utilisation des interstices pseudoscientifiques dans les médias (2007), par Richard MONVOISIN, à Grenoble.

« Cette thèse s’appuie sur le constat déjà connu que les capacités critiques mobilisables par un individu pour distinguer entre science et pseudoscience ne sont pas corrélées à son niveau d’études. L’hypothèse défendue est que le rôle joué par les médias dans la transformation et la scénarisation des savoirs est autant un rôle de fabrication de la culture scientifique moyenne qu’un rôle de marqueur des ambiguïtés les plus courantes sur la question de la démarche scientifique. Partant de la notion d’interstice pseudoscientifique dans la transposition des savoirs, la démarche zététique a été grandement mise à contribution pour élaborer une panoplie d’outils exploitables auprès d’étudiants sur la base des supports médiatiques les plus accessibles.

S’il a été question dans la première partie de prendre les précautions philosophiques et épistémologiques incontournables de la démarche scientifique — matérialisme, rationalisme et scepticisme notamment — et de les rendre enseignables, la deuxième partie a approfondi les spécificités des champs dits pseudoscientifiques et ‘paranormaux’ qui fournissent aussi bien des mises en scène fantasmatiques courantes de la connaissance que, poussées à leur extrême, de tragiques aliénations.

La troisième partie s’est essayé à donner quelques éléments de compréhension des enjeux de la vulgarisation scientifique dans un contexte médiatique marchand, avec la description de quelques-unes des contraintes médiatiques s’exerçant sur le savoir savant qui vont jusqu’à parfois dénaturer ce dernier. Enfin la quatrième partie, prenant pour base les supports de vulgarisation les plus communs, dresse une sémiologie d’outils spécifiques pour prévenir les interstices pseudoscientifiques, qu’ils prennent des formes lexicales, rhétoriques, argumentatives ou scénaristiques. »

Acrimed | Action Critique Médias

Pourquoi on mesure les audiences

« Ce sont les annonceurs qui, les premiers, se sont intéressés à la mesure de l’audience. Plus le nombre de téléspectateurs présents devant un programme est grand, plus leur cible potentielle est grande… et plus la pub est chère ».

Trois idées reçues sur Internet, par Antonio Casilli

— Idée reçue n°1 : Les internautes forcenés n’ont pas de relations sociales
— Idée reçue n°2 : Internet, territoire 
de la jeunesse
— Idée reçue n°3 : Internet est 
un monde à part, 
déconnecté du réel

Pierre Bourdieu, Sur la télévision

Média Animation asbl – Les publicitaires savent pourquoi

« Deux nouvelles tendances marquent les relations entre les jeunes et l’alcool : un rajeunissement de la consommation et l’augmentation du « binge drinking » qui consiste à boire beaucoup en peu de temps pour atteindre l’ivresse. Les stratégies marketing et publicitaires des alcooliers ne sont pas pour rien dans cette évolution. C’est pourquoi ce dossier veut les mettre en lumière et d’aiguiser le regard critique des jeunes consommateurs ».

Agenda-setting theory – Wikipedia, the free encyclopedia

« Agenda-setting theory states that the news media have a large influence on audiences, in terms of what stories to consider newsworthy and how much prominence and space to give them. Agenda-setting theory’s main postulate is salience transfer. Salience transfer is the ability of the news media to transfer issues of importance from their news media agendas to public agendas. « Through their day-by-day selection and display of the news, editors and news directors focus our attention and influence our perceptions of what are the most important issues of the day. This ability to influence the salience of topics on the public agenda has come to be called the agenda setting role of the news media ».

Littératie médiatique : quelles compétences ?

Somalie : pourquoi l’opinion ne suit toujours pas

« La plus sévère crise humanitaire dans le monde aujourd’hui » selon les Nations Unies n’a pas immédiatement attiré l’attention des journalistes. […]

– Absence d’images fortes […]
– Avec Internet, l’attention des médias se porte de plus en plus sur l’actualité immédiate […] »

Au sujet traitement médiatique de la Somalie, l’Express titrait déjà ce 6 août « Famine : pourquoi les médias boudent la Somalie ».

E-mail : la boîte est pleine !

« 90%. C’est la part des spams dans le nombre total d’emails.

[…] À l’origine, l’e-mail était « une métaphore du courrier traditionnel », explique Jean-Luc Valente, PDG de BlueKiwi, éditeur de réseaux sociaux pour entreprises. Mais très vite, il a largement débordé le cadre de l’échange privé entre deux individus. Il est maintenant utilisé pour converser en direct, échanger à plusieurs, organiser des événements, faire office de boîte à idées. « Sur un mail, il peut y avoir soixante échanges. À la fin, on ne sait plus où l’on en est », indique une victime de cette inflation. Le déploiement de Facebook change la donne, en bouleversant les modes de communication […] »

Les jeunes préfèrent Facebook et les sms

« Les jeunes préfèrent Facebook et les SMS. Les moins de 20 ans ouvrent une boîte e-mail juste pour s’inscrire à un réseau social. Ils ne se créent un compte de messagerie électronique que pour pouvoir enregistrer leur profil sur Facebook et préfèrent échanger sur MSN, par SMS ou sur BBM, la messagerie de BlackBerry. Le comportement des adolescents annonce-t-il la mort de l’e-mail ? Une chose est sûre : les jeunes sont les premiers à délaisser un outil qui leur paraît hors du temps. « Les études montrent que seuls 11 % s’en servent », assure Marc-Henri Desportes vice-président innovation d’Atos. Aux États-Unis, la durée d’utilisation de l’e-mail sur l’année 2010 a chuté de 59 % chez les 12-17 ans, selon une étude du cabinet Comscore ».

Théorie du complot : Sommes-nous tous paranos ? (Moustique.be)

Les théories du complot sont vieilles comme le monde. Mais depuis le 11/09/2001, elles attirent chaque jour de nouveaux croyants. Et leurs apôtres ne sont pas tous d’inoffensifs illuminés.

« Plutôt que de crier au fou, les médias, ou même notre société en général, devraient plutôt accepter le débat. C’est-à-dire postuler systématiquement qu’une théorie du complot n’est pas a priori fausse. Elle est démontrée, et elle devient alors une vérité. Ou pas, et elle reste une théorie. Certaines se révèlent d’ailleurs parfois valides ».

Cet article présente une réflexion sur une attitude et des croyances spécifiques. « Les médias nous manipulent », « on nous ment »… sont des déclarations de type « conspirationnistes », relayées parfois par certains médias eux-mêmes. Elles trouvent également un écho dans les « micro-trottoirs » ou dans les commentaires sur les sites d’information. A l’heure de la retouche Photoshop, des autoroutes de l’information, de la numérisation, du fichage, du lobbying et des TIC, d’aucuns n’ont plus confiance, ne savent plus à quoi se fier. Au lieu du « gobage » massif d’informations régulièrement dénoncé, nous sommes confrontés aujourd’hui de plus en plus souvent à son contrepied, une sorte de « rejet massif »… Quelle pertinence ces attitudes et croyances ont-elles ?

Une chronique de François De Smet sur les théories du complot

Revues en info, communication sur Cairn.info

Le jeu vidéo a-t-il le monopole de l’interactivité ?

« Voici quelques textes que j’ai pu lire récemment, et que j’ai eu envie de partager avec vous sur jvbib. […] Le [premier] texte que je vous propose s’appelle “The unnamed medium”, il fut à l’origine publié sur http://insearchofsecrets.com/2011/03/14/the-unnamed-medium/. Je l’ai rapidement traduit ci-dessous.

[…]

À la lecture de The unnamed medium, je me suis souvenu d’un autre texte que j’avais lu il y a quelques mois. Je me souvenais qu’il démontrait que le cœur du jeu vidéo ce n’était finalement pas, comme on le dit souvent, l’interactivité. Ou plutôt que le jeu vidéo n’en avait pas le monopole. Il s’agit de Médiazinteractif(s): pour un peu plus de dialogue, par Nicolas Jaujou, anthropologue, ingénieur linguistique et game designer […] »

L’ensemble du blog mérite l’attention du lecteur intéressé : http://www.jvbib.com/blog/

11 septembre : le déclin des médias

Dix ans après les attentats du 11 septembre 2001, le paysage médiatique a beaucoup évolué aux Etats-Unis. Pour le pire, nous explique Edward Wasserman, professeur de déontologie journalistique.

La fin des supports physiques audiovisuels est-elle programmée ?

« Le DVD, sorti en 1995, a marqué un véritable bouleversement pour la vente de films. Passant d’un support analogique au numérique, le Digital Versatil Disc est devenu un standard en quelques années. Cependant, depuis 2009, les ventes s’estompent, le DVD laissant progressivement la place au Blu-Ray, qui permet une capacité de stockage supérieure et ainsi l’arrivée de la haute définition (HD) dans les foyers.

En France, cette tendance se confirme au premier trimestre 2011. Selon le Syndicat de l’édition vidéo numérique (SEVN), les ventes de Blu-Ray progressent de plus de 20 %, avec une chiffre d’affaire de 44,5 millions d’euros, alors que le marché du DVD perd 9,9 % de son chiffre d’affaire de 276,5 millions d’euros. Le Blu-Ray séduit et ses coûts baissent : il devient alors le légitime remplaçant du DVD pour les distributeurs. »

Le livre numérique dépasse le livre de poche aux États-Unis

Avec des ventes multipliées par trois, l’e-book est devenu le format le plus vendu outre-Atlantique en février 2011.

La place de la politique dans les médias et la société

« Dans ce colloque Regard sur l’homme contemporain, les intervenants s’intéressent à l’influence de la politique, des médias et des milieux économiques sur notre société et notre comportement ».

La neutralité de Google remise en question devant la justice

« Google est-il neutre ? Le moteur de recherche, qui possède plus de 90 % de part de marché en Europe, et 65 % aux États-Unis, a conquis la Toile par cet axiome : les contenus sont triés de manière impartiale par un algorithme, qui a comme principal critère l’intérêt de l’internaute. Ainsi, Google ne peut être tenu responsable des contenus mis en avant et nie toute pratique anticoncurrentielle, qui consisterait à favoriser certains contenus plutôt que d’autres. Actuellement examinée par la Commission européenne, cette neutralité est remise en cause par le biais d’une fonctionnalité : Google Suggest, qui propose aux internautes une liste de mots ou d’expressions à partir des premières lettres tapées dans le moteur afin d’effectuer plus rapidement leur recherche. Or, depuis le lancement de Google Suggest, rebaptisé entre-temps « Prévisions de recherche », plusieurs jugements rendus par des tribunaux français donnent des coups de griffes à l’impartialité revendiquée de Google ».

« Petite Poucette », la génération mutante – Ecrans

Philosophe et historien des sciences, Michel Serres réclame l’indulgence pour les jeunes, obligés de tout réinventer dans une société bouleversée par les nouvelles technologies.

Extraits choisis :

« Vous annoncez qu’un « nouvel humain » est né. Qui est-il ?

Je le baptise Petite Poucette, pour sa capacité à envoyer des SMS avec son pouce. »

« Cette mutation, quand a-t-elle commencé ?

Pour moi, le grand tournant se situe dans les années 1965-1975, avec la coupure paysanne, quand la nature, notre mère, est devenue notre fille. En 1900, 70% de la population française travaillait la terre, ils ne sont plus que 1% aujourd’hui. »

« C’est la grande question, pour les parents et les enseignants : que transmettre entre générations ?

Déjà, Petit Poucet et Petite Poucette ne parlent plus ma langue. La leur est plus riche, je le constate à l’Académie française… »

« Vous dites que les institutions sont désuètes ?

Souvenez-vous de Domenech qui a échoué lamentablement à entraîner l’équipe de France pour le Mondial de foot. Il ne faut pas lui en vouloir. Il n’y a plus un prof, plus un chef de parti, plus un pape qui sache faire une équipe ! Domenech est en avance sur son temps ! »

« Que répondez-vous à ceux qui s’inquiètent de voir évoluer les jeunes dans l’univers virtuel des nouvelles technologies ?

Sur ce plan, Petite Poucette n’a rien à inventer, le virtuel est vieux comme le monde ! Ulysse et Don Quichotte étaient virtuels. Madame Bovary faisait l’amour virtuellement, et beaucoup mieux peut-être que la majorité de ses contemporains. Les nouvelles technologies ont accéléré le virtuel mais ne l’ont en aucun cas créé. »

Attention tout de même aux généralisations et interprétations simplistes. Une critique de fond en 2013.

Conseil de l’Europe – liberté d’expression

De la lecture à la navigation: quelles compétences médiatiques

Les usages à l’ère du numérique

En quoi les nouvelles technologies ont-elles modifié nos usages ? Comment les usagers ont-ils évolué face à la prolifération des outils numériques ? Découvrez le point de vue de Louise Merzeau, médiologue, dans cet épisode du podcast audio.

Primaire : la règle implicite des instituts de sondages et des médias

Le scrutin, non officiel, n’est pas soumis à la loi électorale. De quoi faire craindre un scénario noir. Par Anna Lecerf.

« Imaginons qu’un institut de sondage, associé à un média, publie le jour du scrutin à 16h une première estimation de résultat s’appuyant sur des enquêtes réalisées à la sortie des urnes. Imaginons encore que cette première mesure indique un écart faible entre deux candidats, ou l’élimination d’un « favori ». Les partisans potentiels de tel ou telle pourraient alors se voir pousser des ailes jusqu’aux urnes ou au contraire renoncer à s’y rendre […] »

Tendances mondiales dans la presse : les journaux continuent de toucher plus de personnes qu’Internet

La diffusion des journaux imprimés était globalement en baisse l’année dernière, mais cette érosion a été plus que compensée par la progression des audiences numériques, a indiqué l’Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d’information (WAN-IFRA) jeudi au cours de la présentation de son rapport annuel sur les tendances mondiales dans la presse.

https://www.scribd.com

« Scribd brings together the best books, audiobooks, and journalism to help readers become their best selves ».

Internet, Pluralisme et Redondance de l’Information

Ipri – Internet, Pluralisme et Redondance de l’Information

Programme bénéficiant d’une aide de l’Agence Nationale de la recherche pour la période 2009-2012 (Référence ANR-09-JCJC-0125-01b)

Coordination : F. Rebillard (CIM – Université Sorbonne Nouvelle Paris 3)

Objectifs et résultats principaux

Évaluer le degré de diversité de l’information en ligne

La question du pluralisme de l’information est essentielle dans les sociétés démocratiques dès lors que l’on considère les médias comme des moyens d’expression et d’échange entre diverses opinions. Concernant l’information en ligne, plusieurs rapports publics ont considéré que le pluralisme découlait de la multiplicité des sources d’information disponibles. Or, plusieurs recherches ont signalé que la multiplicité des espaces web de publication (médias traditionnels en ligne, blogs, sites pure players et/ou de journalisme participatif, portails, agrégateurs) pouvait favoriser le pluralisme autant qu’une certaine redondance des informations. La question posée est alors celle de la relation entre abondance et diversité de l’information. Synthétisée par la formule « More is Less ? », elle a animé plusieurs études à l’international. Le présent projet Ipri s’est évertué à valider ou infirmer empiriquement cette hypothèse dans le cas de la France. Ceci en déployant une analyse à l’envergure jusqu’ici inédite, reposant pour une part sur l’outillage émergent des méthodes numériques (digital methods).

Une analyse à la fois quantitative et qualitative de l’information en ligne, de sa production et de sa circulation

Sur la base d’un échantillon de 209 sites web, très proche de la population totale des sites français d’information générale et politique, une analyse de contenu quantitative et en partie automatisée a été combinée avec une analyse de discours plus qualitative. La composante quantitative de cette analyse (37 569 articles publiés en mars 2011) a permis de déterminer les niveaux de variété (nombre de sujets d’actualité abordés) et d’équilibre (part de chaque sujet au sein du corpus d’articles) de l’information sur le web. Elle a été complétée par une analyse du niveau de disparité journalistique (mode de traitement) d’un même sujet. Ces indicateurs du pluralisme de l’information « offert » sur le web ont été complétés par une analyse du pluralisme « consommé », en évaluant l’audience de chaque site et la circulation des informations sur les réseaux socionumériques (Twitter dans le cas présent), ainsi que par une prise en compte des modalités socioéconomiques de production. Plus globalement, afin de ne pas s’en tenir à une évaluation du pluralisme de l’information en ligne dans l’absolu, une comparaison a été opérée avec l’offre d’information à la télévision, principal média de masse.

Résultats majeurs

Le web présente une grande variété éditoriale (centaines de sujets abordés) et en même temps une concentration de l’information (quelques sujets ultra-médiatisés face à une multitude de sujets isolés). Une telle dualité résulte d’une césure entre sites professionnels (médias en ligne, infomédiaires) et sites amateurs ou à visée participative (blogs et sites natifs de l’internet). Ces derniers, aux modes de production originaux, offrent un traitement plus subjectif qui distingue le web de la télévision. Tous deux se rejoignent néanmoins autour d’un agenda médiatique dominant, lui-même orientant en partie les échanges autour de l’actualité sur Twitter

Les jeunes et l’alcool à travers deux exemples de J.T.

Manipulation et Dramatisation.

« Les discours de la presse nous influencent car ils concourent à la production des représentations de notre environnement (au sens large). Que dire alors de ce qu’on voit et entend à la télévision ? Les médias audio-visuels, en mobilisant simultanément nos deux sens principaux (la vue et l’ouïe), modèlent encore davantage nos images mentales. Pour autant, cela ne veut, heureusement, pas dire que les médias (y compris audio-visuels) soient omnipotents et capables de créer toutes nos représentations sur n’importe quel sujet. »

Groupe de recherche en médiation des savoirs

Le Groupe de Recherches en Médiation des Savoirs est une équipe de professeurs et de chercheurs du Centre de Recherche en Communication de l’UCL, qui s’intéressent à la communication des connaissances.

Adbrands.net : Belgium’s Top Advertisers and Agencies

Infos sur les annonceurs belges, sur leurs dépenses, etc.

Comment les jeunes vivent-ils et apprennent-ils avec les nouveaux médias ?

Patrick Poivre d’Arvor à propos de son éviction de TF1

« Jusqu’au bout la vindicte de TF1 m’aura poursuivi et sans doute me poursuivra, avec acharnement. Voilà maintenant trois ans et demi que j’ai été chassé de cette entreprise, pour des raisons dont tout le monde sait qu’elles ne sont pas professionnelles mais motivées par « des intérêts supérieurs », comme me l’a dit un haut dirigeant de la chaine ».

L’article du journal Le Point sur sa condamnation

Son éviction racontée, et en vidéo.

Usages des médias et relation éducative parents/enfants

Elles sont nombreuses les enquêtes menées auprès des jeunes internautes, pour identifier les risques qu’ils encourent en naviguant sur la toile. Que ces documents proviennent d’associations de parents ou d’organismes de défenses des droits des consommateurs, on peut surtout y lire d’abord la crainte des adultes de ne pas remplir correctement leur devoir de parents. Encore faut-il savoir de quoi on parle quand il s’agit des médias d’aujourd’hui, et surtout choisir les valeurs à promouvoir, une tâche antérieure aux activités d’EAM à proprement parler.

Jeunes journalistes : qu’est-ce qu’on attend pour ne plus suivre les règles du jeu ?

« […] C’est d’autant plus amusant quand un journaliste d’un certain âge vient nous faire la leçon sur internet. Ces types, qu’on a balancés à la tête de rédactions web parce qu’ils avaient « du bagage » et l’audace d’avoir ouvert un compte Facebook en 2007, ont tout appris dans des colloques. Ils sont généralement aussi sensibles au web qu’un ornithorynque confronté à une Playstation. Ils nous racontent avec une certitude insensée qu’écrire pour le web, c’est écrire court. C’est mélanger du texte avec de la vidéo et du son. Sinon, ce n’est pas « web ». Encore moins « web 2.0″ […] »

Une critique virulente des « spécialistes autoproclamés », de cette kyrielle de nouveaux « experts » du web, de ces « analystes » qui bien qu’universitaires parfois, colportent des recettes toutes-faites dont certaines d’une validité et d’une rigueur scientifiques hasardeuses… « e-learning », « seriousgame », « web2.0 », « ntic » : voici un propos assumé en toute subjectivité contre les « apprentis sorciers » du web, par Morgane Tual (NB : ce type d’initiatives et de recettes d' »apprentis sorciers » provient également de « jeunes » du terrain, ainsi que d’un point de vue marketing : en cela, nous prenons une distance et élargissons le cadre de l’article)…

Facebook, aidé par des chercheurs de l’université de Milan, a analysé 69 milliards de relations entre ses 721 millions de membres.

« Vos amis ont presque toujours plus d’amis que vous » : http://arxiv.org/abs/1111.4503

Seulement 4 degrés de séparation en moyenne entre les membres de facebook : http://arxiv.org/abs/1111.4570

L’étude présentée par Facebook (en) : https://www.facebook.com/notes/facebook-data-team/anatomy-of-facebook/10150388519243859

Edward Bernays : Propaganda – Comment manipuler l’opinion en démocratie

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Oristelle Bonis
Préface de Normand Baillargeon

Ouvrage initialement paru sous le titre Propaganda aux éditions H. Liveright, New York, en 1928 et réédité chez Ig publishing en 2004. © Edward Bernays, 1928. © Pour la traduction française, Zones / Éditions La Découverte, Paris, 2007.

Culture Pub : le meilleur de la publicité mondiale

Facebook Is Making Us Miserable

Petite traduction de mon fait :

1- « Facebook crèe une culture en ligne de compétition et de comparaison », étant donné que les personnes gèrent elles-mêmes le flux d’infos qu’elles publient sur elles-mêmes. Les personnes partagent plus volontiers des informations comme « j’ai eu une promotion » ou « regardez ma nouvelle voiture » que leurs échecs et encore moins les banalités du quotidien. Selon Thomas DeLong, cela contribuerait à nous rendre malheureux en augmentant nos standards de succès.

[ Thomas De Long, « The Comparing Trap » ]

2- « Facebook fragmente notre temps » : tous les « interstices » temporels « réels » seraient comblés par du virtuel, on switcherait sans cesse de l’un vers l’autre. Selon Srikumar Rao, ce « switch », ce changement de tâche en continu (ces distractions) aurai(en)t des coûts, notamment en termes de productivité, et finalement sur la joie au travail. [ « Switching costs » ]

3- « Facebook contribue à un déclin des relations proches »

« The Antisocial Network / Is facebook making us sad? » in The Financial Times (en)

« Comparing income with peers causes unhappiness » in BBC (en)

[EDIT 2013 : « Facebook ne rend pas plus heureux » (Le Monde) ]

Chacun des points exposés me semble en partie contestable, surtout le 3 (plusieurs études montrent que la socialisation en ligne ne supplante pas nécessairement la socialisation IRL), et ensuite le 2, mais le point de vue demeure très intéressant.

Panorama des bonnes pratiques en matière de diversité et d’égalité (novembre 2011)

Le Comité de pilotage du Plan pour l’égalité et la diversité dans les médias audiovisuels de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de publier le deuxième « Panorama des bonnes pratiques ». Cette brochure de 56 pages […a pour objectif…] d’améliorer la présence et la représentation de la diversité de notre société dans les médias audiovisuels.

Il y a un an, le premier Panorama jouait la carte de l’innovation, de l’émulation et de la découverte. Cette nouvelle édition du Panorama a pour ambition de soutenir les acteurs du secteur audiovisuel qui souhaitent développer leur propre politique de l’égalité et de la diversité en tenant compte de leurs particularités, de leur identité, de leurs priorités.

Roland Barthes et la pensée structuraliste

Roland Barthes

Décrypter pop-culture et culture classique à la lumière de notions philosophiques, sociologiques ou graphiques, partager un point de vue engagé et une réflexion subversive et existentielle sur les thématiques les plus diverses, tel est le fil rouge…

La presse quotidienne dans une passe difficile

Sur la question du « recyclage » de la presse écrite, aux USA (selon l’article, la plupart des titres vont disparaitre dans les 5 ans)

« Connaître l’audience doit aider à faire du bon journalisme »

Tous sur un canapé géant devant la télé | Le Cercle Les Echos

Le canapé devant la télé s’élargit grâce aux réseaux sociaux

Le sociologue Jean-Louis Missika, qui avait annoncé dès 2006, dans un livre « la fin de la télévision » entrevoit maintenant un nouveau mode de consommation qui va à contre-courant des consommations différées ou à la demande et redonne tout son sens aux larges audiences regardant à la même heure la même chose sur une chaîne de télévision.

[…]

On assiste à la même émission que ses proches et on en discute ; sauf que les proches ne sont pas assis sur le même canapé. Ce sont des amis avec lesquels on échange des impressions en direct par réseaux sociaux interposés.

Accès à l’info : les médias traditionnels priment, la presse en ligne perce

Les médias, un manipulateur manipulé – Patrick Charaudeau

Dans la salle de classe du futur, les résultats ne progressent pas « InternetActu.net

Dans le cadre d’une série sur le “pari éducatif high-tech” (dans laquelle notamment plusieurs experts américains tentent d’apporter leur vision sur ce à quoi ressemblera l’école dans 10 ans), Matt Richtel, pour le New York Times s’est rendu dans le district scolaire pilote de Kyrene en Arizona : un secteur où tous les élèves utilisent des tableaux blancs interactifs et des ordinateurs à l’école. Depuis 2005, le district a investi 33 millions de dollars pour moderniser ses écoles. Ici, c’est la nature même de la classe, du rapport à l’enseignant qui a été transformé : l’enseignant circule entre les élèves qui apprennent à leurs rythmes sur leurs ordinateurs […]

Education et nouvelles technologies : y croire ou ne pas y croire ? – Blog InternetActu.net

Pourquoi ceux qui connaissent le mieux les technologies semblent s’en méfier pour leurs enfants ?

Après un premier article polémique, Matt Richtel a continué son enquête pour le New York Times sur le “pari éducatif high-tech”. Comme le montrait déjà le début de son enquête, ses derniers articles dessinent un fossé, une coupure assez radicale, entre ceux qui croient dans les vertus des technologies pour l’éducation et ceux qui n’y croient pas, avec des arguments aussi faibles dans l’un ou l’autre camp que ceux qu’on éprouve entre les tenants du livre papier et du livre électronique […]

– La valeur des TICE dépend-elle du niveau d’argent dépensé ?

[…]

– Serait-ce ceux qui connaissent le mieux les TICE qui s’en méfient le plus ?

Facebook, tu me fais peur | Slate

« Le réseau de Mark Zuckerberg a beau être incontournable, il promeut un web hyper-contrôlé et uniforme. Et je n’aime pas ça […] »

Une opinion qui ne défraye pas vraiment la chronique, qui se contente des sentiers battus :

« En réalité, l’idée d’un web «civilisé et policé» est le prétexte idéal pour défendre tes intérêts économiques. Soyons clairs, l’anonymat est économiquement nettement moins rentable.

En forçant les inscrits à renseigner leur véritable identité, tu t’offres une base de données qui se monnaie très cher auprès des publicitaires, des marques et des autres sites ».

Cependant, celle-ci est très étayée et sa forme sort un peu de l’ordinaire.

Mediaculture.fr