L’homme (psychologie sociale)

L’humain selon le prisme d’expériences en psychologie sociale

Les philosophes ne sont pas les seuls à avoir alimenté la réflexion sur des causes possibles de la cruauté. La psychologie sociale, notamment les célèbres tests expérimentaux de Stanley Milgram et de Solomon Asch ont eux aussi apporté des éléments intéressants à considérer.

1. Stanley Milgram : l’obéissance à l’autorité et l’état agentique[1]

Le test de Milgram. Vidéo reconstituée.

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La fragilité des valeurs humaines

Cet article, dans la lignée des articles état des lieux de la finitude humaine, l’homme (psychologie sociale) et l’absurdité : l’être inhumain, décrit notamment l’humiliation et le mépris ; des actes de cruauté commis par des êtres humains. Si l’homme est celui qui est capable de distinguer l’humain de l’inhumain, il est aussi le seul dont le comportement puisse être qualifié en ces termes. Ces considérations nous mèneront à caractériser la « fragilité des valeurs humaines ». Malheureusement, ce genre de comportements méprisants et violents ne sont pas causés que par la haine, l’obéissance par peur ou la colère.

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Des réflexions contemporaines : l’absurdité, l’être inhumain

Dans la continuité de État des lieux de la finitude humaine et de L’humain (selon la psychologie sociale), cet article concerne principalement les guerres et l’absurdité en général, c’est-à-dire le caractère intrinsèquement fini de l’homme. Avec un questionnement : peut-on transcender ce statut ? Si oui, comment ?

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Défis de l’éducation

Cet article se formule comme une réponse écrite suite à une discussion avec une amie (en 2009 ou 2010). Je reprends l’essentiel de ses propos et tâche d’y répondre. Je l’illustre ici abondamment par les réflexions de Calvin & Hobbes, les héros de bande dessinée créés par Watterson.

Pour quelques références rigoureuses en complément de cet article, voir notamment ma fiche de lecture de l’ouvrage de Fournier, Troger (dir.), Les mutations de l’école (2005).

Voici un extrait du discours de mon amie :

« Aujourd’hui, on veut un enseignement où tout le monde est à égalité, où l’on s’amuse en apprenant… parce que l’on ne veut plus faire aucun effort, ni se faire chier… alors que la vie, c’est se faire chier et c’est la seule chose qui rend la vie vraiment intéressante.

Au niveau pédagogie, je suis conservatrice… Juste que le système de la vieille école permet de former des gens qui disposent d’un grand sens critique… »

Le modèle très répandu du "bon élève"

Le modèle très répandu du « bon élève »

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Epistémologie : vulgarisation pour des élèves de secondaire

L’épistémologie comme théorie des points de vue – application aux sciences sociales

Épistémologie [au sens large] : « Étude de la connaissance scientifique en général »

On pourrait définir autrement l’épistémologie, grâce au terme « point de vue ». Pour voir une partie de la réalité, on adopte tous un point de vue. De votre banc, vous avez un point de vue différent sur la classe que votre professeur : vous en voyez d’autres choses, différemment. Notre point de vue est la position à partir de laquelle on observe, on perçoit la réalité [perspectivisme].

La métaphore des lunettes permet d'illustrer en quoi les différents paradigmes offrent des visions différentes de la réalité

La métaphore des lunettes permet d’illustrer en quoi les différents paradigmes offrent des visions différentes de la réalité

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Qu’est-ce que l’intelligence ?

Peut-on exercer l’intelligence tout en étant humble ? Comment dissocier l’intelligence d’un comportement méprisant ?

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La série « The Big Bang Theory » : l’intelligence se limite-t-elle à la connaissance de la physique ou à un Q.I. de 187 ? Ces « surdoués » Ph.D. ont peut-être beaucoup à apprendre d’une jeune blonde serveuse dans un fast-food…

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Russell et les paradoxes

Bertrand Russell

Bertrand Russell est un gigantesque philosophe logicien du XXe siècle. Après la publication des Fondements de l’arithmétique par Frege (précurseur de la logique dite « analytique »), il a fait parvenir à ce dernier une lettre décrivant le paradoxe qui porte aujourd’hui son nom.

Sources et références : 

Russell

Bertrand Russell

Logique pour les nuls, sur le site du Centre de logique de l’UCL

Russell’s Paradox (Stanford Encyclopedia of Philosophy)

RUSSELL, B., « Mathematical Logic as Based on the Theory of Types » In American Journal of Mathematics, Vol. 30, No. 3, The Johns Hopkins University Press (Jul., 1908), pp. 222-262.

CRABBE, M., Cours et syllabus de Notions de logique et de Philosophie analytique, Louvain-la-Neuve : UCL, 2009-2010.

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Un bac pour tous ?

Article concernant l’uniformisation des évaluations en fin d’études secondaires (baccalauréat français).

En Belgique, ce système n’existe pas, ou du moins pas encore. Uniformiser serait un moyen de réduire certaines inégalités et injustices par rapport à la réussite scolaire (cf. défis de l’éducation et situation en France en 2013), ainsi que d’obtenir de meilleures notes aux tests externes, eux-mêmes standardisés (comme PISA).

N’y a-t-il pas en même temps un danger de formater l’enseignement, d’en faire un moule culturel extrêmement pauvre en termes de réflexion et de diversité ? Ne serait-ce pas, de manière encore plus perverse, un moyen d’asseoir une « culture » unique où l’individu est réduit à sa performance à une tâche donnée, dictée éventuellement par la demande du marché (d’autant plus qu’en France, les institutions scolaire et universitaire se rapprochent progressivement du secteur privé. Cf. également la pédagogie des formations professionnelles) ?

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Le bac : une réduction de l’humain à 100 questions-tuyaux ?

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La problématique de l’identité

L’identité et l’essence : deux notions problématiques

L’identité, c’est généralement quelque chose qui tient à cœur. Être moi. Être inscrit dans une collectivité de personnes qui se reconnaissent. Avoir un « socle commun », posséder un « noyau dur », une permanence, quelque chose qui ne change pas. Quelque chose qui, tel un tronc d’arbre, n’est pas altéré par les saisons. Quelque chose de simple, de « cliché » presque.

Il n’a pas changé, il est toujours resté le même.

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