Doctrines et courants en philosophie morale

Essentialisme et existentialisme

L’essentialisme considère que les choses et/ou les hommes peuvent être appréhendés en fonction d’une « nature », d’un « fond » permanent, qui ne change pas, une identité « fixe » en quelque sorte. L’essence constitue l’ensemble des éléments constitutifs d’une chose. Socrate est un être humain : son essence correspond à son humanité.

L’existentialisme est une thèse qui dit en bref que l’homme n’est jamais vraiment « quelque chose », mais se construit au fur et à mesure de ses actes. C’est le fameux « l’existence précède l’essence » de Sartre (notre action humaine précède « qui nous sommes » : nous nous définissons au fur et à mesure de nos actes). Cela voudrait dire que l’on peut toujours changer, selon sa volonté : l’homme se fait lui-même.

Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre

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La problématique de l’identité

L’identité et l’essence : deux notions problématiques

L’identité, c’est généralement quelque chose qui tient à cœur. Être moi. Être inscrit dans une collectivité de personnes qui se reconnaissent. Avoir un « socle commun », posséder un « noyau dur », une permanence, quelque chose qui ne change pas. Quelque chose qui, tel un tronc d’arbre, n’est pas altéré par les saisons. Quelque chose de simple, de « cliché » presque.

Il n’a pas changé, il est toujours resté le même.

Chtis-danyboon Continuer la lecture de La problématique de l’identité