Penser la mort, l’absurde et le sens

Je redégaine le je « philosophe », peut-être un peu délaissé sur ce blog ces derniers temps.

David - La mort de Socrate (1787)
David – La mort de Socrate (1787)

C’est l’occasion aussi de m’éloigner quelque peu du style académique de mes dernières publications, relatives aux médias principalement, et de proposer quelque chose d’éventuellement plus interactif, sachant qu’il s’agit plutôt de questions que je me pose, et non d’une réflexion aboutie ou de théories scientifiques…

Cette réflexion concerne la place attribuée à la réflexion sur la mort dans « notre » quotidien (NB : réserves à parler en termes génériques de « notre société »).

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Quand Michelle Martin revisite la « banalité du mal »

Cet article fait suite à ce témoignage relayé par La Libre : selon « un cousin » interviewé par Paris Match (nous faisons ici abstraction de la question de la fiabilité de la source présentée de la sorte), Michelle Martin « ne se sentait pas coupable » de ses actes :

« Au contraire, cette Michelle de l’après 1996 m’a semblé déterminée dans l’organisation méthodique de sa défense. Laquelle consistait à répéter à l’envi qu’elle n’était en rien responsable de toutes les horreurs qui avaient eu lieu (…) Elle ne se sentait pas coupable ».

(La Libre, le 09/08/2012).

Je n’ai pu résister au lien manifeste entre cette déclaration et l’analyse que fait Hannah Arendt à propos d’Adolf Eichmann (cf. Eichmann in Jerusalem (en) sur Wikipedia, la « banalité du mal » dans le lexique ou encore mon article sur les questions de la finitude humaine).

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Marc Dutroux, Adolf Hitler, Michelle Martin et Adolf Eichmann.

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