Quand Michelle Martin revisite la « banalité du mal »

Cet article fait suite à ce témoignage relayé par La Libre : selon « un cousin » interviewé par Paris Match (nous faisons ici abstraction de la question de la fiabilité de la source présentée de la sorte), Michelle Martin « ne se sentait pas coupable » de ses actes :

« Au contraire, cette Michelle de l’après 1996 m’a semblé déterminée dans l’organisation méthodique de sa défense. Laquelle consistait à répéter à l’envi qu’elle n’était en rien responsable de toutes les horreurs qui avaient eu lieu (…) Elle ne se sentait pas coupable ».

(La Libre, le 09/08/2012).

Je n’ai pu résister au lien manifeste entre cette déclaration et l’analyse que fait Hannah Arendt à propos d’Adolf Eichmann (cf. Eichmann in Jerusalem (en) sur Wikipedia, la « banalité du mal » dans le lexique ou encore mon article sur les questions de la finitude humaine).

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Marc Dutroux, Adolf Hitler, Michelle Martin et Adolf Eichmann.

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