Documentation : éthique, philosophie morale, anthropologie philosophique

Documentation ciblée : philosophie morale, éthique, anthropologie philosophique.

P. Bruegel l’Ancien – Le triomphe de la mort (1562)

Cours de philosophie morale, par Raphaël Gély (Université Saint Louis)

Devenir capable, être reconnu, par Paul Ricoeur | Revue du Mauss permanente

Mon titre est double : il désigne d’une part les capacités qu’un agent humain s’attribue,d’autre part le recours à autrui pour donner à cette certitude personnelle un statut social. L’enjeu commun aux deux pôles de cette dualité est l’identité personnelle. Je m’identifie par mes capacités, par ce que je peux faire. L’individu se désigne comme homme capable, non sans ajouter… et souffrant, pour souligner la vulnérabilité de la condition humaine. Les capacités peuvent être observées du dehors, mais elles sont fondamentalement ressenties, vécues, sur le mode de la certitude. Celle-ci n’est pas une croyance, tenue pour un degré inférieur du savoir. C’est une assurance confiante, parente du témoignage. Je parle ici d’attestation : celle-ci est en effet au soi ce qu’est le témoignage porté sur un événement, une rencontre, un accident.

Etudes Ricoeuriennes – Ricoeur Studies

Tous les numéros de la revue « Etudes Ricoeuriennes » (depuis 2010).

« Qui a besoin d’une éthique à visage humain ? », Par Ruwen Ogien

Par Ruwen Ogien – Directeur de recherches en philosophie morale au CNRS (CERSES).

Un certain nombre de philosophes estiment, aujourd’hui, que la réflexion éthique contemporaine fait fausse route en continuant de suivre les chemins tracés par Kant ou par les utilitaristes.

D’après eux, ce que les conceptions morales inspirées par ces grands penseurs ont en commun est plus important que ce qui les sépare, et leur bilan est « globalement négatif », si on peut dire, pour tout un ensemble de raisons.

> Dans son projet de fonder une éthique « minimale », Ruwen Ogien affirme que celle-ci pourrait se résumer à un principe : « Ne pas nuire aux autres, rien de plus »

Note de lecture : Johann Chapoutot, La loi du sang. Penser et agir en nazi

L’ouvrage de Johann Chapoutot explore de manière pluridisciplinaire les motivations et l’univers mental du « tueur nazi ». Celui-ci constitue une énigme pour les chercheurs, qui ont élaboré différentes pistes herméneutiques afin de rendre intelligible l’action du « génocidaire nazi ». L’agent violent génocidaire (homme ordinaire participant à l’administration d’actes extraordinairement violents à l’échelle collective) s’est structuré comme objet d’étude dans les années 1950 autour des réflexions éthologiques de Konrad Lorenz1 et des travaux psycho-sociologiques sur « la personnalité autoritaire » de Theodor Adorno2. Dans le sillage de l’œuvre philosophique d’Hannah Arendt3, sociologues et historiens ont pu mobiliser un ensemble de facteurs aptes à fabriquer un meurtrier de masse : idéologie exterminatrice, culture de l’obéissance, rôle de l’appareil bureaucratique impersonnel. En outre, les expériences de Stanley Milgram4, dans les années 1970, révélèrent le caractère central du rapport à l’autorité : chaque individu a sa propre idée de l’obligation, et se soumet à l’autorité lorsque celle-ci est reconnue légitime. Dans Des hommes ordinaires5, Christopher Browning distinguait d’importants phénomènes de conformisme liés à la pression du groupe. L’analyse d’un contexte localisé de violence extrême soulignait ainsi des processus multiformes d’« habituation » à la violence, n’engageant pas nécessairement une motivation idéologique..

Hannah Arendt’s Original Articles on « the Banality of Evil » in the New Yorker

Internet and Public Sphere – What the Web Can’t Do – Jürgen Habermas interviewed by Markus Schwering

After the inventions of writing and printing, digital communication represents the third great innovation on the media plane. With their introduction, these three media forms have enabled an ever growing number of people to access an ever growing mass of information. These are made to be increasingly lasting, more easily. With the last step represented by Internet we are confronted with a sort of “activation” in which readers themselves become authors. Yet, this in itself does not automatically result in progress on the level of the public sphere. […] The classical public sphere stemmed from the fact that the attention of an anonymous public was “concentrated” on a few politically important questions that had to be regulated. This is what the web does not know how to produce. On the contrary, the web actually distracts and dispels. » This is how, among many more subjects, Jürgen Habermas comments the evolution of democratic participation in the internet era.

Rawls par lui-même

L’entretien accordé par Rawls en 1991, aujourd’hui traduit en français, offre une excellente porte d’entrée dans l’œuvre du philosophe américain. On y apprend que celui-ci ne séparait pas son travail philosophique de son engagement politique ; et l’importance qu’il accordait aux procédures de justification, essentielles dans une société pluraliste.

Recensé : John Rawls, Justice et critique, trad. par L. Foisneau et V. Munoz-Dardé, Paris, Éditions de l’EHESS, 2014.

Some Moral Dilemmas

The following is a list of some moral dilemmas, mostly adapted from Moral Reasoning, by Victor Grassian (Prentice Hall, 1981, 1992), with some additions. The question to consider with all of these is why they are dilemmas. Some, however, may not seem to be dilemmas at all. Also, while it is common in modern ethics to address dilemmas merely in order to propose theories to resolve them, it must be considered that dilemmas may betray a structure to ethics that means they cannot be resolved. Dilemmas are dilemmas because they are, well, dilemmas. We’re stuck with them. This provides important data for the nature of ethical value, and especially for the Polynomic Theory of Value. Analysis of the dilemmas can be found at The Generalized Structure of Ethical Dilemmas. The discussion provided here in some cases provides background, comparison, and may get into some of the relevant moral issues. Otherwise, analysis is provided at the linked page.

« Matrix : les ignorants sont-ils bénis ? »

Film culte, Matrix des frères Wachowski a inspiré depuis longtemps les philosophes. Sylvain Portier nous en propose une nouvelle interprétation, en étudiant le cas de l’un des personnages, Cypher. Peut-on vraiment reprocher à ce rebelle malgré lui d’avoir voulu profiter des plaisirs d’ici-bas, même s’ils sont illusoires ?

Docteur en Philosophie, spécialiste de Fichte, Sylvain Portier est professeur de lycée dans les Pays de la Loire. Il a notamment publié : Fichte, philosophe du Non-Moi (éd. L’Harmattan, 2011) ; Les questions métaphysiques sont-elles pure folie ? (éd. M-Editer, 2014) ; N’y a-t-il d’instinct que pour l’homme ? (éd. M-Editer, 2016) et Philosophie, les bons plans (éd. Ellipses, 2016).

H. Putnam (2013), L’éthique sans l’ontologie. Que vaut un jugement de valeur ?

Le philosophe Hilary Putnam tâche de donner une objectivité au jugement de valeur. Pour lui, contrairement aux problèmes métaphysiques, les problèmes éthiques ne sont pas insolubles.

Recension : Putnam, l’éthique sans l’ontologie

Les défis d’Hilary Putnam – raison-publique.fr

Par Christiane Chauviré

Les Américains ont perdu une de leurs plus grandes figures philosophiques en la personne d’Hilary Putnam (1926-2016), qui était aussi intéressant par son itinéraire philosophique qu’original par sa trajectoire personnelle. Il avouait changer souvent d’avis sur les questions qui lui tenaient à cœur, se mettant à chaque fois lui-même au défi de trouver une meilleure théorie. Ces questions couvraient un large domaine : philosophie de la logique, du langage, de l’esprit, des mathématiques, métaphysique, éthique et religion. Il abordait les grands problèmes philosophiques, le plus souvent de façon critique, par le biais d’analyses conceptuelles rigoureuses détectant les failles dans les positions d’autrui. On a pu dire que l’histoire des idées philosophiques de Putnam était toute l’histoire de la philosophie, ce qui est un peu exagéré. Mais il est bien vrai qu’il a déterminé ou influencé les idées majeures de la philosophie analytique de la seconde moitié du XXème siècle, notamment en matière d’intelligence artificielle.

Umberto Eco : « Philosopher, c’est régler ses comptes avec la mort » • Entretiens

Philosophe de formation, sémiologue de conviction, car c’est “la forme moderne de la philosophie”, romancier et essayiste interplanétaire, Umberto Eco est devenu une légende intellectuelle. À l’aise sur tous les sujets, il prouve que la pensée est une activité réjouissante.

Umberto Eco, auteur du « Nom de la rose » : mort du plus lettré des rêveurs. Philosophe, écrivain et essayiste, Umberto Eco est mort à 84 ans, vendredi soir 19 février, à son domicile, à Milan. Pionnier de la sémiotique – la science des signes – et théoricien du langage (notamment de la réception), ce qui court en filigrane tout au long de son œuvre romanesque, auteur de nombreux essais sur l’esthétique et les médias, il a écrit tardivement son premier roman, qui connaît un succès considérable, Le Nom de la rose, paru en 1980 chez Fabbri-Bompiani.

Tueriez-vous une personne pour en sauver cinq ?

Faut-il tolérer l’intolérance ?

Les démocraties peuvent-elles lutter contre l’intolérance sans enfreindre leurs principes ? La réponse de Karl Popper.

Paradoxe de la tolérance – Wikipédia

Le paradoxe de la tolérance : la tolérance illimitée doit mener à la disparition de la tolérance. Si nous étendons la tolérance illimitée même à ceux qui sont intolérants, si nous ne sommes pas disposés à défendre une société tolérante contre l’impact de l’intolérant, alors le tolérant sera détruit, et la tolérance avec lui.

Ethique et anthropologie philosophique : liste des articles

Questions d’éthique