Documentation : sciences humaines et sociales

Documentation ciblée : sciences humaines et sociales.

Sciences de l’homme et de la société – Canal-U

Vidéothèque numérique de l’enseignement supérieur : partie “Sciences humaines, sociales, de l’éducation et de l’information”

Classiques des sciences humaines et sociales

Exemples :

ISIDORE – Accès aux données et services numériques de SHS

La vie des idées – laviedesidees.fr

Coopérative intellectuelle, lieu de débat et atelier du savoir, La Vie des Idées veut être un réseau de compétences qui dépasse les frontières géographiques et croise les champs disciplinaires, tout en cherchant à rester accessible au plus grand nombre. La consultation du site et l’abonnement aux lettres d’information sont entièrement gratuits.

Sa vocation est de proposer une information de qualité sur la vie intellectuelle et l’actualité éditoriale, tant française qu’internationale, ainsi que des contributions sur les grands enjeux de notre temps, sous la forme d’essais approfondis, d’interviews et de discussions publiques.

Nonfiction.fr le portail des livres et des idées

Le site “nonfiction.fr – Le quotidien des livres et des idées” est un site d’actualité des idées et de critiques des livres animé par un collectif de chercheurs, de journalistes, de militants politiques, syndicaux et associatifs, de chefs d’entreprises et de créateurs de sites Internet. Il vise à renouer avec un journalisme intellectuel de qualité, à donner la parole à une nouvelle génération de chercheurs, à contribuer à moderniser les idées politiques progressistes, à défendre et valoriser les livres de sciences sociales et à ouvrir le monde des idées de notre pays à l’international.

Le site est alimenté de dossiers, notes de lecture d’ouvrages, critiques de livres et autres ressources à propos de philosophie, de communication, de politique, d’histoire, de science[s], d’art, d’économie, de droit, etc.

Patrick Declerck, Les Naufragés : avec les clochards de Paris, Paris, collection « Terre Humaine », Plon, 2001

Un livre que j’ai lu en 2007 ou 2008, que je recommande. La partie “psychanalytique” m’a moins intéressé, mais l’observation participante étayée est un acte non seulement très riche en termes de connaissances, mais aussi fort courageux.

LAKOFF G. & JOHNSON, M., Les métaphores dans la vie quotidienne : fiche de lecture de P. Fastrez

“Ce texte est un document de travail. Il se borne à reprendre les thèses présentées dans l’ouvrage qu’il résume, sans commentaire ni travail interprétatif d’aucune sorte. Il reprend plusieurs passages plus ou moins longs de l’ouvrage original (en indiquant la page concernée dans l’édition dont je dispose)”.

Lakoff : « La discussion, c’est la guerre »

Peut-on ne pas être constructiviste ?

Par Cyril Lemieux

Cyril Lemieux est chercheur au Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités (LIER) de l’Institut Marcel Mauss et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Ses travaux sont consacrés à la sociologie du journalisme et des processus de médiatisation ainsi qu’à la théorie de l’action et au statut épistémologique et politique des sciences sociales. Derniers ouvrages parus : Le devoir et la grâce. Pour une analyse grammaticale de l’action, Paris, Economica, 2009, et Un président élu par les médias ?, Paris, Presses des Mines, 2010. Il a récemment édité Faire des sciences sociales, t. 1 : Critiquer, Paris, Éditions de l’EHESS, 2012 (avec Pascale Haag), et La subjectivité journalistique, Paris, Éditions de l’EHESS, 2010.

Je dirais qu’il existe un constructivisme épistémologique en un sens moins radical, réaliste, que celui dont le texte traite. Cf. Enjeux philosophiques des médias et de l’éducation aux médias – Partie Questions de vérité – Questions d’épistémologie – distinction entre constructivisme réaliste et constructivisme nominaliste.

Je suis particulièrement d’accord avec cet extrait.

Le constructivisme “nominaliste” n’a pas besoin du réel. Un enjeu relatif au constructivisme réside dans la question suivante : dire que le discours/la pensée du social est une construction implique-t-il de dire que toutes les constructions se valent ? Le texte pose la question ici.

Pour l’auteur, le constructivisme (nominaliste) engendre soit un relativisme, soit un “charcutage” ontologique dualiste. C’est comme la dualité objectif (réel) – subjectif (construit). Si tout est construit, peut-on dire des choses plus vraies que d’autres ?

Ici, il fait intervenir du perspectivisme.

L’auteur plaide enfin pour une forme de “retour” au réalisme, et à ce que j’appelle un constructivisme réaliste. En gros le propos consiste à dire que le constructivisme “se perd” s’il se prétend analyse (objective !) des constructions indépendamment du réel. Gardes-fous identifiés : l’expérimentation – le terrain – le contexte (vérité-adéquation), le contrôle par les pairs (vérité-consensus), la cohérence paradigmatique (vérité-cohérence).

Théories du complot : pourquoi le cerveau s’emmêle quand il s’en mêle ?

Rue89 a choisi le complotisme comme premier grand thème de 2016.

Parce que les théories complotistes répondent à une interrogation sans cesse croissante du public à l’égard d’une Histoire qui s’emballe, les articles se proposant de démystifier ces théories répondent en quelque sorte à la même question que les sites complotistes eux-mêmes : que croire et qui croire ?

Une Histoire de mauvaise foi ?

Schématiquement, toute théorie ou anti-théorie du complot s’enracine soit dans la volonté de défendre un intérêt ou une idéologie spécifique, soit dans la volonté de promouvoir la « vérité » au sujet des événements historiques observés. Des discours de mauvaise foi s’opposent donc à des discours de bonne foi, dans un camp comme dans l’autre, et toute la difficulté consiste donc à prendre en compte les intérêts et les idéologies défendus par chacun, sans pour autant réduire la critique à une série d’arguments ad hominem consistant à attribuer crédit ou discrédit à différents discours sur la seule base du locuteur qui les prononce.

L’article aborde des questions en lien avec mon dossier “Enjeux épistémologiques et éthiques des médias et de l’éducation aux médias”. Thèmes abordés : vérité, fiabilité (et donc mensonge), foi et cognition, le tout en lien avec des notions morales (bien / mal, utilitarisme, “déontologisme”, intérêt/désintérêt, etc.)…

L’article arrive à citer Didier Super après avoir mentionné Kant, Platon, Rousseau ou encore Mill 😉

We Are All Confident Idiots

Par David Krunning

The trouble with ignorance is that it feels so much like expertise. A leading researcher on the psychology of human wrongness sets us straight.

The man who studies the spread of ignorance

How do people or companies with vested interests spread ignorance and obfuscate knowledge ? Georgina Kenyon finds there is a term which defines this phenomenon.

Il est important de savoir comment l’ignorance est produite

Par Mathias Girel.

L’ignorance est un thème dont l’importance est désormais reconnue dans le milieu académique, comme en témoigne un épais manuel publié en 2015 (voir la bibliographie). Il est temps que les autres acteurs de la société s’en emparent aussi. Car des questions de science ou de technologie s’immiscent de plus en plus dans les problèmes et les choix auxquels sont confrontés nos sociétés et leurs décideurs. Il suffit de penser aux plantes génétiquement modifiées, à l’énergie nucléaire, à l’impact des polluants sur la santé ou au réchauffement climatique.

De la poule ou de l’oeuf (expériences de psychologie sociale)

Les Biais de Confirmation – La Tronche en Biais #5

Moralized Rationality: Relying on Logic and Evidence in the Formation and Evaluation of Belief Can Be Seen as a Moral Issue

In the present article we demonstrate stable individual differences in the extent to which a reliance on logic and evidence in the formation and evaluation of beliefs is perceived as a moral virtue, and a reliance on less rational processes is perceived as a vice. We refer to this individual difference variable as moralized rationality. Eight studies are reported in which an instrument to measure individual differences in moralized rationality is validated. Results show that the Moralized Rationality Scale (MRS) is internally consistent, and captures something distinct from the personal importance people attach to being rational (Studies 1–3). Furthermore, the MRS has high test-retest reliability (Study 4), is conceptually distinct from frequently used measures of individual differences in moral values, and it is negatively related to common beliefs that are not supported by scientific evidence (Study 5). We further demonstrate that the MRS predicts morally laden reactions, such as a desire for punishment, of people who rely on irrational (vs. rational) ways of forming and evaluating beliefs (Studies 6 and 7). Finally, we show that the MRS uniquely predicts motivation to contribute to a charity that works to prevent the spread of irrational beliefs (Study 8). We conclude that (1) there are stable individual differences in the extent to which people moralize a reliance on rationality in the formation and evaluation of beliefs, (2) that these individual differences do not reduce to the personal importance attached to rationality, and (3) that individual differences in moralized rationality have important motivational and interpersonal consequences. 

Narrativité, narration, narratologie : du concept ricœurien d’identité narrative aux sciences sociales

Par Johann Michel

Si la reconnaissance de Paul Ricœur parmi les philosophes n’est plus à prouver aujourd’hui, sa voix parmi les praticiens des sciences sociales n’est pas encore entendue à sa juste mesure, surtout lorsque l’on compare sa réception à celle de philosophes comme J. Habermas ou comme M. Foucault. Il est vrai que l’on ne trouve pas traces dans l’œuvre de Paul Ricœur de travaux empiriques portant sur les phénomènes sociaux. Mais on oublie trop souvent que sa philosophie pratique s’est confrontée, non comme supplément d’âme, mais par nécessité interne, à la plupart des sciences humaines et sociales qui ont fleuri depuis le XIXème siècle. De cette réflexion épistémologique, il ne ressort pas une démarche qui chercherait à donner des leçons aux praticiens des sciences sociales, du haut d’une posture sans doute trop hautaine, mais, en se confrontant à leurs présupposés méthodologiques, ainsi qu’à leurs implications éthico-politiques, une telle démarche s’emploie à réinterroger le problème du fondement des sciences humaines, en se replaçant dans la tradition herméneutique issue en particulier de Dilthey, de Heidegger et de Gadamer.

Des critères de validité en sciences humaines et sociales

Des références en éducation aux médias