Médias : veille documentaire 2013

Je recense ici des ressources découvertes en 2013.

Classement mondial RSF 2013

L’importance accordée à l’information

L’importance accordée à l’information ou à la presse, entre autres dans les écoles, n’est pas toujours pertinente. Est-on nécessairement plus critique lorsque l’on regarde le JT ou ouvre un journal chaque jour ? Certains cas prêtent à penser le contraire. Le rapport des individus au savoir ne dépend pas uniquement d’une curiosité cognitive, ni de leur rationalité…

Liberté et indépendance des journalistes

Présentation du 10/12/2012 – après-midi d’étude dans le cadre du projet MEDIADEM – par Martine Simonis (AGJPB)

Site de l’APDEN – Association des Professeurs Documentalistes de l’Education Nationale (France)

Bilan nouveaux médias CSA 2013

Voir aussi : « Télévision connectée : représentations et usages »

« Je n’avais pas signé pour ce journalisme web »

Extraits choisis :

« J’ai de l’estime pour le travail des journalistes de Mediapart, mais hormis pour quelques infographies et expériences de data journalisme, font-ils du véritablement du journalisme web ? Ne font-ils pas plutôt du journalisme papier diffusé sur le web ? »

« Seulement, laissez-moi vous dire qu’après avoir édité quatre dépêches, rédigé trois articles à partir de liens ( “vigies“, “lu, vu, entendu“, “vus sur le web”) et torché un papier en deux heures, on a pas toujours le sentiment d’apporter une information originale au lecteur. Surtout quand tous les concurrents ont la MÊME info ».

« Du point de vue d’un lecteur qui ne saurait pas comment fonctionne un média en ligne, il est possible qu’il ait régulièrement l’impression de lire le même papier s’il se rend sur L’Express.fr, LeMonde.fr, le Nouvelobs.com, le Figaro.fr ou 20minutes.fr (…), pour la simple et bonne raison que beaucoup de sites (Le Point, 20minutes.fr, le Nouvelobs.com) publient les dépêches des principales agences de presse brutes, sans editing et signées par l’AFP ou Reuters ».

« À se demander si les journalistes qui sont le plus publiés sur le web ne sont pas au fond les agenciers ».

« Google a changé le journalisme sur Internet : les sites fonctionnent en fonction du trafic et savent donc que la plus grande part de leur audience vient du moteur de recherche. L’important est donc de titrer un papier avec les bons mots-clés, de publier des articles qui sont susceptibles d’être référencés par Google, et d’être repéré par l’algorithme qui mettra un article dans la page Google actualités (et le plus haut possible sur la page). Le fonds de commerce des fermes de contenu ? La production de titres avec des contenus pauvres derrière fait baver les rédac’ chef qui ont des contraintes de résultats chiffrés. Paradoxalement, les éditeurs continuent quand même de demander de l’argent à Google alors qu’il font tout pour draguer ses robots qui référencent ces papiers habilement titrés. »

La revue de tweets, l’arme du paresseux

« La revue de web – comme la revue de presse avant elle – est aujourd’hui le format facile employé par certaines rédactions pour évoquer des sujets qu’elles ne savent pas vraiment comment traiter. Car le bon journaliste web est celui qui sait repérer un bon buzz qui monte. C’est celui qui mettra moins de temps que les autres à publier un papier de 500 signes, en insérant trois tweets et une capture plus vite que ses confrères. Quatre heures plus tard, tout le monde a fait le même papier avec les mêmes tweets, de Melty.fr au Nouvelobs.com. Et les rédactions qui ont assez d’effectifs auront laissé d’autres journalistes travailler sur des angles plus précis.

Slate.fr s’est distingué des autres en prenant le parti dès le début de faire du long avec des angles originaux, différents de ceux de ses concurrents : l’affaire Bettencourt via le faux facebook d’Eric Woerth n’est qu’un exemple parmi d’autres. Pendant les campagnes présidentielles française et américaine, ils multiplient pourtant les lives et les brèves et se rapprochent de ce que fait la concurrence ».

« Le web s’escrime donc à essayer de faire de la quantité en essayant de conserver la qualité. Peut-on faire un bon article de 3000 signes en une heure ? Peut-il être bien relu en cinq minutes ? »

« Je me demande donc s’il est possible de faire un journalisme qui exploiterait véritablement ce média qu’est l’internet et qui n’en ferait pas qu’un simple canal »

Baromètre 2013 de confiance dans les médias (TNS Sofres – La Croix)

Remarque : ces résultats étant basés sur du déclaratif, il convient de toujours les interpréter comme tels (notamment lorsque les répondants déclarent par exemple qu’ils souhaiteraient que les médias traitent davantage l’un ou l’autre sujet).

Notes :

– La radio est toujours considérée comme le média le plus fiable (par rapport à la presse écrite, la télévision ou encore Internet). Or elle est beaucoup moins consommée que la télévision, par exemple (la fiabilité de l’information n’est pas le seul critère qui oriente la consommation)

– Le sondage offre une confirmation de l’existence d’une perception du public selon laquelle les médias affichaient des tendances plutôt favorables à Nicolas Sarkozy, du moins par rapport à François Hollande.(confirmation de l’existence d’un climat de méfiance par rapport à l’orientation politique des médias, particulièrement dénoncées sous Sarkozy, suite à plusieurs accointances présumées ou avérées). A noter encore que ces points de vue sont toujours partiellement idéologiquement marqués.

– On peut y lire une forte hausse de la crédibilité perçue et de la consommation d’Internet en tant que média d’information à part entière (sachant que ce sont les sites d’information des médias « classiques » sont généralement consultés).

Publications de Amandine Degand | Université catholique de Louvain – Academia.edu

Merckle : « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les réseaux sociaux »

Paris et ses ados : les traits grossiers de la caricature et du mépris

Une excellente chronique sur une nouvelle « initiative pédagogique » d’apprentis sorciers de l’éducation aux médias. L’auteur déconstruit en effet le site « e-reputation » de la ville de Paris, figure typique de sites-bourrages-de-crâne peu pertinents que l’on rencontre régulièrement sur le sujet.

Dossier : les apprentis sorciers de l’éducation aux médias

Attention toutefois à ne pas basculer dans l’idée reçue selon laquelle « les jeunes maîtrisent d’office la technologie et ses usages » (l’acquisition de « compétences et lucidité » n’est pas automatique, ce n’est pas une loi absolue du genre). L’auteur le précise d’ailleurs en commentaire : « Non, en effet, je ne crois pas une seule seconde que les jeunes maîtrisent parfaitement les environnements numériques. Mais je veux aussi lutter contre l’opinion consensuelle qu’ils ne la maîtrisent pas du tout. D’où l’importance que nous attachons, ensemble si j’ai bien compris, à l’éducation aux médias ».

A noter également que dans un des articles cités, Serge Tisseron émet des thèses qui sont partiellement en désaccord avec d’autres points de vue (notamment sur les frontières entre réel et virtuel, pas spécialement sur la conclusion et les enjeux éducatifs qu’il entend amener).

Voir également cet article sur Owni.fr

Silent Listeners : The Evolution of Privacy an Disclosure on Facebook

Vu que La Libre et Le Soir mentionnent l’étude sans en citer la source (pour le premier des deux quotidiens) ou en citant l’AFP à la place (pour le second), je partage ladite ressource initiale.

Site de l’Association des Journalistes Professionnels (Belgique – AJP)

Motus et bouche cousue

Un certain nombre de lecteurs ont exprimé leur indignation véhémente après avoir relevé le mot « chiant » dans une de nos chroniques. Ils n’ont peut-être pas apprécié non plus le fait qu’elle était intitulée « Histoires de fesses » […] , mais toujours est-il que, ainsi titrée, elle s’est hissée en haut du hit-parade des articles les plus lus, ce jour-là, sur le site Internet du journal.

Comment la technologie et Internet développent nos esprits | Slate

Désinformation, manipulations… le public est-il son propre bourreau ?

Une note de lecture critique de l’ouvrage « Médias : influence, pouvoir et fiabilité. A quoi peut-on se fier » appliquée aux dérapages récents concernant la tragédie de Boston.

Deux petites précisions suite à quelques interpellations que j’ai lues par rapport au billet de Cyrille Frank. A mon avis, les auteurs de celles-ci se sont arrêtés au titre de ton article, il est vrai quelque peu provocateur.

La première, c’est que je ne crois pas que le fait d’évoquer le rôle de partie prenante aux processus de sélection (agenda setting), mise en forme ou encore (re)diffusion et partage de l’information impliquent que je dénie toute responsabilité de la part des médias d’information / journalistes lorsque des dérives (notamment sur le plan déontologique) sont rencontrées. Je ne pense pas non plus que ce soit ton cas, Cyrille. Je constate par contre en parallèle une coexistence entre des discours très critiques et des comportements de consommation peu critiques. D’où l’idée de ne pas se limiter à une dénonciation parfois orientée des médias et de proposer des pistes de réflexion à l’usage du public : d’un coté, il y a les médias, et de l’autre comment le public réagit en conséquence, et c’est là où l’on a sa part de responsabilité qu’il me semble le plus judicieux d’agir.

La seconde, liée, c’est que lorsque je traite du pôle de la “réception” et de co-création de sens, je ne me situe pas au niveau du “factchecking”, mais bien des choix éditoriaux, des idéologies sociales, etc. Personnellement, je n’ai en rien suivi les élucubrations autour des incidents de Boston. Le fait qu’elles aient été massivement suivies et relayées, ça, ça dit socialement quelque chose du public, mais qui ne les rend pas pour autant responsables des imprécisions, erreurs et contrevérités colportées par plusieurs journalistes, dans le contexte médiatique que l’on sait (quant aux autres dérapages éventuels, je ne me positionne pas à leurs propos). Les deux sont bien à distinguer. Dans ce système en général, on n’a d’ailleurs pas que “le” titre de presse qui commet une faute et le(s) public(s), mais bien une foule d’intervenants – y compris le(s) public(s) (agences de presse, groupes média, sources plus ou moins officielles, leaders d’opinions, politiciens, concurrence…).

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir ces considérations (à nuancer elles aussi : le défi que Cyrille a relevé, c’est de rendre digestible son opinion par rapport à un livre de 250 pages tout en établissant des liens avec l’actu récente. Ici, je ne fais qu’effleurer quelques pistes de complexification par rapport à une interprétation de ces propos), la table des matières de mon ouvrage montre dans quel contexte, dans quel cheminement et dans quelle mesure j’entends les réflexions évoquées ici.

Plan du livre Médias : influence, pouvoir et fiabilité

Utiliser Twitter pour comprendre la renaissance (ou pas)

Twitter et la Renaissance ? Une activité pédagogique pour faire découvrir les personnages de la Renaissance avec l’aide d’une technologie moderne

L’absence d’évaluation des performances liées aux compétences supposées être favorisées par le dispositif avant/après pose la question de l’efficacité pédagogique.

En pratique, si l’objectif est bien de « comprendre la Renaissance », il faudrait comparer ce scénario pédagogique avec d’autres pour mesurer concrètement ses forces et ses faiblesses, selon des critères bien définis (NB : par ailleurs, dans la séquence pédagogique proposée, il y a certaines confusions entre objectifs et moyens). Cela ne peut se limiter à une impression ou à du discursif, impalpables. C’est malheureusement l’écueil de nombreux dispositifs d’éducation par les médias (on n’est pas vraiment ici dans de l’éducation aux médias, si ce n’est dans leur dimension technique, par immersion) : l’idée est très séduisante et le cadrage a été mûrement réfléchi et appliqué, mais quid de la pertinence (tant des méthodes que des contenus) au final par rapport à d’autres modèles pédagogiques ?

Dossier : les apprentis sorciers de l’éducation aux médias

Sans compter également les innombrables biais possibles dûs notamment aux anachronismes générés (dispositif technique + consigne du musée + certaines discussions entre personnages, genre Raphaël/Descartes) ou encore aux réductions par simplismes (cf. « venez voir ma machine volante » de De Vinci)…

A noter enfin, cette intervention de la professeure en question (@GADoriole), dans laquelle elle « corrige » une « faute d’accord » qui n’en est pas une : « Merci pour votre réponse. A corriger « poséES » (à accorder avec questions) et réfléchiS (à accorder avec sujets) ». On écrit bien « réfléchi » sans « S » dans « les sujets sur lesquels j’ai réfléchi », contrairement à « sujets que j’ai réfléchis ». Quand on se permet de corriger les autres, d’autant plus sous couvert du statut de prof, il s’agit d’être soi-même irréprochable… Il y a par contre bien un accord à « posées ». Il est peut-être par conséquent dommage que ce contenu soit public ;-)…

Les journalistes sont de gauche : mythe ou réalité ? | Le blog du Communicant

Il ne s’écoule guère une semaine sans que tintinnabule ce refrain réprobateur qui veut que l’immense majorité des journalistes en France soit vassalisée aux idées politiques de gauche.

Détestons ensemble “Les Petits mouchoirs” | L’Atelier des icônes

Peut-on faire une expérience de sociologie de la culture à partir des Petits mouchoirs de Guillaume Canet, film à succès de l’année 2009 ?

Selon l’observation proposée par Gabriel Tarde : « J’ouvre un journal que je crois du jour, et j’y lis avec avidité certaines nouvelles; puis je m’aperçois qu’il date d’un mois, ou de la veille, et il cesse aussitôt de m’intéresser. D’où provient ce dégoût subit ? Les faits racontés ont-ils rien perdu de leur intérêt intrinsèque? Non, mais nous nous disons que nous sommes seuls à les lire, et cela suffit. Cela prouve donc que notre vive curiosité tenait à l’illusion inconsciente que notre sentiment nous était commun avec un grand nombre d’esprits. (…) Analysons bien cette sensation de l’actualité qui est si étrange et dont la passion croissante est une des caractéristiques les plus nettes de la vie civilisée. Ce qui est réputé “d’actualité”, est-ce seulement ce qui vient d’avoir lieu? Non, c’est tout ce qui inspire actuellement un intérêt général, alors même que ce serait un fait ancien » (L’Opinion et la foule, 1901).

Journalisme : classement liberté de la presse 2013 par RSF

Classement mondial RSF 2013

La diversité au sein de la profession de journaliste

Teens, Social Media, and Privacy | Pew Internet & American Life Project

Teens share a wide range of information about themselves on social media sites indeed the sites themselves are designed to encourage the sharing of information and the expansion of networks. However, few teens embrace a fully public approach to social media. Instead, they take an array of steps to restrict and prune their profiles, and their patterns of reputation management on social media vary greatly according to their gender and network size. These are among the key findings from a new report based on a survey of 802 teens that examines teens’ privacy management on social media sites.

Vous aussi, géolocalisez votre enfant !

Il existe désormais un arsenal d’outils permettant aux parents de suivre leurs enfants à la trace, à l’aide d’une balise GPS ou d’une application installée sur leur smartphone. Outils à utiliser avec parcimonie.

Navigation hypertextuelle et acquisition de connaissances (Thèse de Doctorat), par Pierre Fastrez (2002)

Aspects sémio-cognitifs de la navigation hypertextuelle (1999 !), par Pierre Fastrez

La mise en chiffre de soi (1/2) : qui sont ceux qui se mesurent ?

Dans le dernier numéro de la revue Réseaux, Anne-Sylvie Pharabod, Véra Nikolski et Fabien Granjon signent un intéressant article sur “La mise en chiffres de soi” qui s’est intéressé à une poignée de praticiens de la mesure de soi.

Ils rappellent que “la mise en chiffre de soi est une pratique marginale”, que le partage des données personnelles, enjeu central pour les promoteurs des outils, est très confidentiel et reste cantonné à des pratiques spécifiques, et enfin que la quantification de soi est avant tout un geste intime et peu stable, qui ne s’installe pas dans la durée : souvent “la pratique est ponctuelle, car elle s’apparente à un diagnostic : une fois l’évaluation faite, la quantification n’a plus de sens”. Si certaines pratiques, notamment celles de performances sportives, peuvent être plus stables, elles ne sont pas forcément très intensives […]

La mise en chiffre de soi (2/2) : les chiffres ne savent pas toujours répondre

L’essentiel de la seconde édition de la conférence Quantified Self Europe a pris la forme d’une succession de présentations personnelles interrogeant les métriques que chacun produit de soi. Tentons d’en produire un peu de sens critique, malgré la grande diversité des expériences relatées.

Théorie du drone : de la fabrique des automates politiques

Google Tendances des recherches – Meilleurs classements

Internet ne nous séduit pas seulement par ses contenus, mais par sa structure

« Journalistes, réjouissons-nous, les machines nous piquent notre job ! », par Cyrille Frank

Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2 – Acrimed | Action Critique Médias

Petite Poucette : la douteuse fable de Michel Serres

Dans cet article, Julien Gautier propose une lecture critique de Petite Poucette, l’opuscule à succès de Michel Serres.

Depuis un an, le petit livre de M. Serres, Petite poucette, fait partie des essais les plus vendus en librairie et les plus relayés dans les medias, où son auteur est très régulièrement invité. Dans cet opuscule, issu d’un discours prononcé à l’Académie française, Serres porte un regard résolument optimiste sur le monde numérique et sur les nouvelles générations qui le portent – les petit(e)s poucet(te)s du titre -, promises selon l’auteur à une libération sans précédent, cognitive et politique, grâce aux vertus d’un monde numérisé et librement connecté. M. Serres commence par souligner l’ampleur des multiples transformations de ces dernières décennies. De cette mutation civilisationnelle serait né ou en train de naître un nouvel humain, « petite poucette », individu enfin libre et pleinement lui-même, dégagé de tout un ensemble de fardeaux et de servitudes issus du passé, grâce aux vertus des technologies numériques. La naissance de ces petites poucettes laisserait même augurer de l’avènement d’une nouvelle société mondiale, inventive et apaisée, démocratique et écologique.

Pour bien faire et se forger une opinion correcte, il convient de prendre connaissance de la face « A » de ce texte, c’est-à-dire de l’ouvrage de Michel Serres, « Petite Poucette ». Un article résumé (interview) en 2011.

Pour ma part, je commençais à douter que quiconque ose s’attaquer à cette oeuvre. Michel Serres, probablement sans le vouloir, est en effet devenu une sorte de figure d’autorité qui semble indéboulonnable. Sans parler du personnage qu’il incarne ; ce sage vieil homme qui s’émerveille et se réjouit de la jeunesse.

Petite Poucette n’est pas à reléguer aux oubliette. Ce serait tout à fait réducteur. Par ailleurs, Michel Serres offre un point de vue qui tranche avec un autre type de discours dominant. Cependant, j’estime qu’il est bon que certaines sources viennent le nuancer / le complexifier / le prolonger, d’autant plus dans un contexte où ses propos sont simplifiés et par la suite érigés en dogme, alors que l’auteur lui-même est plus nuancé – parfois, en tout cas…

The Onion, Le Gorafi, satire de partout sur le web

Thierry Ardisson en 1992 (vu dans La télé de A à Z – Episode 96 – Stars 90)

« Je suis assez fidèle au service public, parce que je pense qu’une télévision, ça ne doit pas uniquement servir à enrichir les […] actionnaires. J’aime assez l’idée que le service public doit être en équilibre, mais qu’il n’est pas là pour faire des bénéfices. Cela dit, le service public, vivant de la pub, il faut qu’il fasse de l’audience. Et quand on fait de l’audience, ben on descend. On descend. Y a pas de secret. Alors nous, on essaie de faire un peu moins con que les autres, mais on va quand même vers le plus con, oui ».

E-dossier de l’audiovisuel : L’éducation aux cultures de l’information

Ce dossier coordonné par Divina Frau-Meigs (Sorbonne Nouvelle), Éric Bruillard (ENS Cachan) et Éric Delamotte (Université de Rouen), rassemblant douze contributions, prolonge celui sur l’éducation aux médias proposé par l’Ina en janvier 2011.

Il répond à une attente des communautés de recherche et de pratique sur le terrain voisin de l’éducation à la culture informationnelle. À l’heure où les textes européens l’inscrivent dans le socle de base des compétences, elle semble paradoxalement stagner.

La prise en compte de la culture de l’information, conçue comme un enjeu culturel, démocratique et économique majeur de l’ère numérique, revêt des sens très différents selon les disciplines mises en dialogue ici, l’informatique, la documentation, l’information-communication, avec l’appui des sciences de l’éducation.

Le besoin de clarification épistémologique se fait sentir d’autant plus que les pratiques des jeunes sur les réseaux créent des confusions problématiques (liberté d’expression, propriété intellectuelle, vie privée). D’où la confrontation des définitions développées par les chercheurs des disciplines impliquées pour clarifier le périmètre du terme « information », repérer les notions-frontières et les concepts-relais, et pour établir des passerelles permettant de négocier les complémentarités entre les divers champs.

À travers les nouvelles configurations des compétences et des pratiques et leurs retombées pour l’éducation, se dessine aussi une « translittératie » partagée, entre les pratiques empiriques anglophones et les recherches transdisciplinaires et didactiques qui font l’originalité de l’approche française. Alors que des approches segmentées sur l’information président à l’organisation de la recherche, ce dossier plaide pour une approche intégrée des cultures de l’information.

Le porno sur Internet influence-t-il la sexualité des jeunes ?

Dans quelle mesure l’omniprésence de la pornographie en ligne affecte-t-elle le développement sexuel des enfants et des adolescents ? Les scientifiques sont unanimes : on n’en a pas la moindre idée.

Agence France Presque

Les Inrocks – Attention whorisme : l’égocentrisme 2.0

Le terme “attention whore” a beaucoup évolué, et ne qualifie plus seulement ces adolescentes qui s’exposent dénudées et provocantes sur le web. Il désigne tous les internautes en recherche d’attention. Et s’il y avait finalement une attention whore en chacun de nous ? Et si nous étions tous des acteurs de cette économie de l’attention, qui régente l’Internet 2.0 ?

Une thèse très intéressante sur base de pratiques / usages du web, en lien avec le concept d’économie de l’attention, bien que je ne la généraliserais pas au web dans l’absolu.

Un passage que j’apprécie mentionne une posture qui se retrouve régulièrement lorsque l’on prend la peine de questionner le rapport entre pratiques et discours : la posture de celui ou celle « qui n’est pas dupe », « qui sait bien qu’il ou elle se met en scène » et qui au fond est « au-dessus de tout cela ».

Une citation de Monique Dagnaud : ”ce comportement n’a rien d’étonnant et est propre à la culture du Net. On joue un rôle, mais on est à la fois systématiquement dans la posture du ‘je ne suis pas dupe de la comédie que je fais’. L’individu va se mettre en scène, en se disant conscient de son attitude. On navigue continuellement entre une posture d’authenticité, et le rôle que l’on se donne. Ici, ‘l’attention whore qui ne s’assume pas’ va biaiser sa recherche d’attention ou critiquer celle d’une autre, tout en se disant consciente de pouvoir faire la même chose ».

C’est une posture très similaire à celle qu’on observe par rapport à la téléréalité, par exemple.

Le téléchargement illégal est positif et Aurélie Filippetti n’y a rien compris

A la suite de l’annonce de la fermeture du site Redlist, Olivier Ertzscheid, chercheur et auteur du blog Affordance, a fait le tri dans les commentaires qu’y ont laissé les Internautes. Il en tire une réflexion sur le rapport contemporain à la culture et au numérique qu’il a publiée sur son blog [ « Chers nayantsdroits, les meilleures choses n’ont pas de fin » ].

Par un message intitulé «Les meilleures choses ont une fin», en date du 4 juin 2013, le webmaster du site Redlist indique que suite à une plainte et à une perquisition, on lui demande «de retirer l’intégralité du contenu illégal sur RedList. Et je n’ai plus d’autre choix malheureusement. Les liens ne sont plus accessible (sic) et il n’est plus possible d’en ajouter.»

De Redlist à Blacklist.

Redlist est un agrégateur de liens permettant de récupérer films, ebooks, séries, jeux, le tout en direct download (DDL), en renvoyant vers d’autres sites «hébergeurs» lesquels sont eux toujours en ligne. Bref Redlist est un moteur de recherche de fichiers piratés disponibles en «direct download» et non en Peer to peer, le tout moyennant seulement l’ouverture d’une dizaine de pop-ups vantant les mérites de méthodes révolutionnaires pour gagner plein d’argent sans rien glander sur le web ainsi que pour des escapades romantiques avec d’accortes jeunes filles qui ne se caractérisent pas non plus par leur goût de la légalité, ni d’ailleurs de la majorité sexuelle […]

Sans cautionner pour autant tout le contenu dans l’absolu (sans entrer en effet dans les jugements de valeur consistant à savoir si les internautes concernés ont raison ou non de tenir les propos qu’ils tiennent, et en faisant abstraction de l’inscription politique de l’article dans le contexte français), il faut noter qu’Olivier Ertzscheid offre là une très belle analyse sociologique des acteurs du téléchargement (il)légal et de ses enjeux…

La presse nous fait avaler n’importe quoi, même du sperme

Une étude allemande assurant qu’avaler du sperme fait maigrir est réapparue dans la presse à la faveur de l’été. Une vieille rumeur d’Internet qui montre l’incroyable chaîne alimentaire de «l’info buzz».

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. On pourrait citer des dizaines d’autres ratés médiatiques de ce genre, mais celui-là est particulièrement révélateur du téléphone arabe qui tient lieu de journalisme une fois qu’on s’éloigne des sujets sérieux.

Fais financer tes vacances par les internautes ! (Crowdfunding et journalisme)

La presse belge, obsédée pas les subsides, loupe sa révolution numérique – Apache.be

Les aides directes et indirectes à la presse rendent les éditeurs de journaux paresseux.

L’actualité concernant le monde des médias n’a pas manqué cet été 2013. D’abord en Belgique, avec le rachat du groupe Concentra (propriétaire de la Gazet van Antwerpen, Metro) par le groupe Corelio (De Standaard). Et puis au sein de la rédaction du magazine flamand « Humo », avec le départ de son rédacteur en chef. Mais ce sont les États-Unis qui nous ont offert la plus capitale des informations: le rachat du Washington Post par le patron d’Amazon, Jeff Bezos.

« Questions du jour » : Caricatures de sondages et simulacre de démocratie – Acrimed | Action Critique Médias

Sondage polémique Le Point sur base des propos de G. Bourdouleix : « Hitler n’en a peut-être pas tué assez »

Amandine Degand (dir.), Benoit Grevisse (dir.), Journalisme en ligne : pratiques et recherches – Recension par Michel Clarembeaux

Recension du livre de Alice Antheaume, « Le journalisme numérique », par Michel Clarembeaux

En quoi l’internet est-il un progrès ?

« Elargir l’accès à l’internet, le rendre abordable pour tous est assurément une initiative louable. C’est en tout cas celle que vient de lancer Internet.org, une coalition d’acteurs de l’internet où l’on trouve Facebook, Samsung, Ericsson, Nokia, Opera, Qualcomm et Mediatek. Le but initial de cette association a été clairement annoncé par Mark Zuckerberg lui-même via communiqué de presse (.pdf) (clamant : “la connectivité est-elle un droit de l’homme ?”) et article dans le New York Times : “réduire le coût de la fourniture de services internet mobile à 1% de leur niveau actuel dans les 5 à 10 ans à venir en améliorant l’efficacité du réseau et les logiciels de téléphonie mobile”. L’objectif est clair : offrir un accès internet aux deux tiers de l’humanité qui ne sont pas encore connectés au réseau. Connecter la planète, rien de moins […] »

Dossier : Tchernobyl, 25 ans après

Un cas étudié dans mon livre « Médias : influence, pouvoir et fiabilité » en 2012, suite à l’incident de la centrale de Fukushima et au traitement médiatique de ce dernier.

Réseaux sociaux : notre passivité en question, par Hubert Guillaud

Dans le New Yorker, la psychologue Maria Konnikova (@mkonnikova), l’auteure du bestseller Mastermind, comment penser comme Sherlock Holmes ? revient sur plusieurs études de confrères sur les usages de Facebook, montrant des résultats contradictoires. Certaines montrent que Facebook rendrait ses utilisateurs tristes, comme c’est le cas de celle dirigée par Ethan Kross, directeur du laboratoire sur l’émotion et l’auto-contrôle de l’université du Michigan (et qui rappelle les résultats de Robert Kraut (Wikipédia), qui, en 1998, avait montré que plus les gens utilisaient l’internet, plus ils se sentaient seuls et déprimés), et d’autres prouvent exactement le contraire…

Ne parlons plus des amateurs | L’Atelier des icônes

J’ai participé récemment à deux manifestations consacrées à la figure de l’amateur, dans les domaines du graphisme et de la photographie1. Réveillé par les pratiques numériques, ce personnage alimente une interrogation paradoxale, où il est simultanément identifié comme la source d’un renouveau esthétique et culturel, et suspecté de mettre en danger les autorités, les hiérarchies ou les pratiques professionnelles…

La liberté d’expression s’arrête-elle là où commence la Science ?

C’est une décision lourde de sens que vient de prendre un magazine scientifique américain. Dorénavant, les lecteurs n’auront plus la possibilité de réagir aux articles du site…

U.S. ‘secret war’ expands globally as Special Operations forces take larger role (2010)

Un article de 2010 (…) selon lequel la « guerre secrète » s’étendrait globalement sous l’administration Obama.

A l’heure où les relations semblent houleuses entre les USA et la Syrie, menaces d’interventions à l’appui, on se souviendra peut-être de l’intervention de Bush en Irak face à une hypothétique présence d’armes de destruction massive. Aujourd’hui, le régime syrien détiendrait et aurait utilisé des armes chimiques face à des civils…

De quoi évoquer les paroles de la chanson « We need a war », de Fisherspooner

Il est sans doute trop tôt pour dire qu’il y aura une intervention militaire en Syrie. De plus, les situations ont des dissemblances. Il ne faut pas généraliser. Cependant, l’antiaméricanisme d’hier semble bien frileux à poser des questions aujourd’hui…

> Voir aussi ce « Lexique médiatique de la guerre de Libye » sur Acrimed (2011), par Julien Salingue, pour qui les mots utilisés en 2013 ont un air de « déjà vu »

A rappeler que le président des Etats-Unis Barack Obama a reçu le Prix Nobel de la Paix en 2009.

Je traite de la question du traitement médiatique des USA par les médias belges et français dans mon livre « Médias : influence, pouvoir et fiabilité »

Résumé de Médias : influence, pouvoir et fiabilité

Des Belges « anti-système »

Décryptage du sondage Marianne Belgique (28.09.2013) par Nicolas Baygert, Paul Jorion, Eddy Lebon, Luc Lefebvre, Patrick Binot et Semsettin Ugurlu. Un dossier de Pierre Jassogne.

Confiance déclarée par les belges francophones, notamment envers les politiques et les journalistes (à rapprocher en ce sens du baromètre TNS-Sofres en France).
Ces chiffres sont intéressants lorsque l’on étudie la question de la fiabilité. On constate en effet que la confiance ou la méfiance envers une institution ou un ensemble de personnes est influencée non seulement par des critères rationnels, mais aussi des variables sociales, affectives et culturelles.

Les médias nous trompent-ils ?

Certaines formes de traitement de l’actualité entraînent parfois l’accusation de « manipulation médiatique ». En quoi les pratiques journalistiques peuvent-elles prêter le flanc à cette critique ?

Catherine Bodson : représentation de la diversité à la télévision belge francophone, 2009

CSEM – Conseil Supérieur de l’Education aux Médias | Le site de l’éducation aux médias en Fédération Wallonie-Bruxelles

Journalistes espionnés, députés terrorisés : la politique médiatique musclée du gouvernement Obama

Un rapport publié par le Comité de Protection des Journalistes fustige les atteintes multiples à la liberté de la presse de l’administration Obama.

Pourquoi tant de haine ?

Derrière des messages d’insultes qui pullulent en ligne, il y a souvent une initiative journalistique. Une couverture d’hebdomadaire, une nouvelle émission de télévision, un titre d’article, un sujet d’actualité, un journaliste en particulier ou les médias en général… A peu près tout peut déclencher une poussée de réactions ulcérées sur le réseau. Il y a souvent de quoi, c’est vrai. Mais, parfois, la teneur de ces messages ne fait plus la différence entre ce que l’on pourrait se dire intérieurement et ce que l’on formule au vu et au su de tous. Pourquoi ? Est-ce là le signe d’un climat de défiance généralisée ?

Écrans : attention danger ?

Faut-il s’inquiéter si un enfant reste trop longtemps devant son écran ? Va-t-il devenir plus violent ? Et si mon ado tombe sur une vidéo pornographique, cela ne risque-t-il pas de le déstabiliser ? Quid du « cyberharcèlement » ?

Dernière retransmission officielle de RTL TVI

RTL TVI diffusera encore les deux prochains matches amicaux, mais ce soir, c’est le dernier match officiel des Diables à l’antenne.

Les droits du foot, un des plus gros enjeux de la diffusion télévisuelle…

Facebook n’a plus la cote auprès des ados

Facebook est-il encore tendance ?

Image et représentations des jeunes dans les médias : le CSA publie un baromètre et un guide des bonnes pratiques

Non, «La Guerre des mondes» d’Orson Welles n’a pas paniqué les Etats-Unis | Slate

Ce mercredi 30 octobre 2013 marque le 75e anniversaire de La Guerre des mondes, célèbre pièce radiophonique d’Orson Welles interprétée par la troupe du Mercury Theatre on the Air et racontant l’invasion de la Terre par des Martiens…

Une couverture médiatique irresponsable des questions roms entretient des mythes honteux

« Le problème persistant de la présentation négative des minorités dans les médias a brutalement ressurgi avec les affaires concernant des enfants découverts dans des familles roms en Grèce et en Irlande. La plupart des médias, en Europe et dans le reste du monde, ont insisté sur l’origine ethnique des familles auxquelles ces enfants avaient été retirés, ce qui contribue à perpétuer les vieux mythes selon lesquels les Roms auraient l’habitude d’enlever des enfants », a déclaré aujourd’hui Nils Muižnieks, Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, dans une lettre ouverte adressée aux journalistes.

Facebook privacy settings : Who cares? | danah boyd | First Monday

Abstract

With over 500 million users, the decisions that Facebook makes about its privacy settings have the potential to influence many people. While its changes in this domain have often prompted privacy advocates and news media to critique the company, Facebook has continued to attract more users to its service. This raises a question about whether or not Facebook’s changes in privacy approaches matter and, if so, to whom. This paper examines the attitudes and practices of a cohort of 18– and 19–year–olds surveyed in 2009 and again in 2010 about Facebook’s privacy settings. Our results challenge widespread assumptions that youth do not care about and are not engaged with navigating privacy. We find that, while not universal, modifications to privacy settings have increased during a year in which Facebook’s approach to privacy was hotly contested. We also find that both frequency and type of Facebook use as well as Internet skill are correlated with making modifications to privacy settings. In contrast, we observe few gender differences in how young adults approach their Facebook privacy settings, which is notable given that gender differences exist in so many other domains online. We discuss the possible reasons for our findings and their implications.

Racisme : sur les sites d’info, « aujourd’hui, les gens se lâchent plus »

Les modérateurs des sites d’actualité notent des paroles plus violentes chez les plus radicaux. Le nombre de commentaires racistes n’augmente cependant pas significativement.

Alexandre Serres – Un exemple de translittératie : l’évaluation de l’information sur internet | E-dossier de l’audiovisuel : L’éducation aux cultures de l’information

Les écoles de journalisme sont-elles vouées à disparaître ?

Constatant qu’elle devenait une fabrique à chômeurs, la plus ancienne école de journalisme belge vient de fermer ses portes. Un tel scénario est-il envisageable en France ?

Hollande hué le 11 novembre : TF1 admet une erreur de manipulation

TF1 a reconnu « une erreur regrettable » dans le montage du son d’un sujet consacré au président François Hollande donnant l’impression qu’il était conspué en sortant de sa voiture lors d’une visite le 11 novembre.

A Like Is Not Enough: Facebook Tests Star Ratings Displayed On Pages | TechCrunch

Je tenais le discours suivant dans ma chronique « Facebook est-il encore tendance ? » : « […] Senscritique et Babelio (dont Facebook va probablement copier la logique de notation d’œuvres) sont spécialisés dans les contenus culturels (littérature, cinéma, séries, jeux vidéos…), etc. »

La carte mondiale des pays qui attirent le plus d’attention médiatique | Slate

Si vous allez sur n’importe quel grand site d’information français aujourd’hui, vous aurez l’impression que l’actualité mondiale la plus importante du jour est la qualification de l’équipe de France pour la prochaine Coupe du monde de football. Pourtant, de nombreux événements aux conséquences plus importantes pour la vie des habitants de la planète se sont sans doute produits au cours des 24 dernières heures sans que les médias y accordent autant d’attention.

Le blog Information Geographies de l’Oxford Internet Institute vient de mettre en ligne une série de graphiques et de cartes qui illustre très bien cette problématique que l’on appelle communément la hiérarchisation de l’information […]

Snapchat, l’appli qui se moque de Facebook !

Comment se faire remarquer dans le monde du web ? La réponse est simple : en déclinant une offre de rachat de trois milliards de dollars…

Ressources de Daniel Chandler

CHANDLER, D., « Semiotics for beginners : Signs ».

Etude du CSA français sur la place des femmes dans les œuvres audiovisuelles

Comment les médias parlent-ils des médias ?

Une semaine après l’attaque qui blessé grièvement un assistant-photographe dans les locaux du Journal Libération à Paris, des médias reviennent sur la couverture de ces événements…

Sites pornos : la NSA espionnait les habitudes de plusieurs islamistes

Selon un document top-secret que Huffington Post américain s’est procuré, la NSA (National Security Agency) a compilé des preuves de visites de sites pornographiques de certains individus, ainsi que des informations sur leurs activités…

Une caméra de surveillance pour 36 habitants en Belgique – RTBF Societe

On compte en Belgique entre 300.000 et 340.000 caméras de surveillance, soit une pour 36 habitants, rapporte samedi Le Soir.

Surveillance de masse et pouvoir(s)

Photos de la manifestation de Jean-Luc Mélenchon : pourquoi la « théorie du complot » fonctionne à plein

100.000 manifestants selon Mélenchon, 7.000 selon la police, 30.000 selon Mediapart, « quelques dizaines de milliers » selon Le Figaro… et trois photos qui tournent en boucle sur internet, depuis bientôt 24 heures.

Les hommes parlent, les femmes se déshabillent

Une enquête de la New York Film Academy met en lumière les différences entre les hommes et les femmes qui passent devant les caméras de blockbusters hollywoodiens.

Source de l’article : http://www.nyfa.edu/film-school-blog/gender-inequality-in-film/

Le langage SMS bouscule la ponctuation ! Non ? Si…

Après l’orthographe, le langage SMS va-t-il influencer la ponctuation ? C’est la question que pose un professeur de linguistique à l’Université de Pennsylvanie aux Etats-Unis. Mark Liberman a confié au magazine américain New Republic que c’est son fils de 17 ans qui lui a fait prendre conscience de ce phénomène…

Parlons un peu de morale – France Culture

La question, en arrière-fond, c’est de savoir si les nouvelles technologies nous posent de nouvelles questions morales.

Que montre la photo de bébé ? | L’Atelier des icônes

Plusieurs de mes amis ont eu récemment un enfant. Mes timelines et mes boîtes à lettres se sont donc brusquement emplis de portraits de bambins, tous plus adorables les uns que les autres. A un point qui pousse à s’interroger : la photo de bébé semble dotée d’une légitimité supérieure à toutes les autres images…

Et Facebook inventa le Robocopyright « social »

3 décembre 2013 : alors que nos libertés numériques partent déjà bien en lambeaux, Facebook s’est vu accorder un brevet sur un dispositif de contrôle des contenus circulant sur un réseau social qui fait littéralement froid dans le dos, en mélangeant allègrement le Copyright Madness, Big Brother et Minority Report.

« On n’écrit pas ‘sales batards de flics’ sur internet »

Par Martine Simonis, de l’AJP.

Cinq internautes ont écopé de 250 euros d’amende pour insultes envers la police dans les commentaires d’un article. La police peut-elle dresser des PV pour des propos tenus sur des forums en ligne ? Les communes peuvent-elles sur base de ces PV infliger des sanctions administratives communales (SAC) ?

Internet n’est pas une zone de non droit (limites à la liberté d’expression : insultes, injures, propos racistes, négationnistes, homophobes, sexistes ou attentatoires à la réputation ou à la vie privée des personnes).

Mais si cet acte relève bien du délit de presse, il ne peut être puni par des sanctions administratives communales (relève des cours d’assises)…

Martine Simonis en (r)appelle à la vigilance dans la modération des commentaires, par les sites de presse.

Big Data : pourquoi nos métadonnées sont-elles plus personnelles que nos empreintes digitales ?