Rétrospective 2020 sur Philomedia

Voici un recensement de mes publications et interventions en 2020. Plus de 25 nouveaux articles ont été diffusés sur ce site, en plus d’améliorations et de révisions tant sur le fond que sur la forme (dont je mentionnais des exemples en 2019). Merci de partager mon travail si vous l’appréciez 🙂 (FacebookTwitterYoutube) !

Critique des médias et éducation aux médias

J’ai été particulièrement interpellé cette année sur la fiabilité (ou le manque de fiabilité…) des médias d’information, sur le thème des fake news ou encore par rapport au complotisme.

Ce sont des thèmes très délicats qui sont fort malmenés dans l’espace public. Le “débat” est souvent réduit à un combat polarisé entre des extrêmes. J’ai eu l’occasion de discuter posément avec des personnes de différentes sensibilités afin de tâcher de développer un discours équilibré sur ces sujets. Les commentaires constructifs que j’ai reçus sont joints aux articles et permettent de prolonger la réflexion.

J’ai aussi beaucoup travaillé sur des ressources visant à expliquer le financement des médias et dans quelle mesure celui-ci est lié au fonctionnement de ceux-ci, notamment suite au documentaire The Social Dilemma – Derrière nos écrans de fumée.

Photo : Oleg Magni

Financement des médias

Usages des médias numériques, réseaux sociaux en ligne

Désaccords, bulles de filtre, liberté d’expression et pratique du dialogue

Fiabilité de l’information, fake news, désinformation et confiance/méfiance vis-à-vis des médias

 Critique de l’information : l’outil ultime

Avec Action Médias Jeunes asbl, Critique de l’information : l’outil ultime, Namur : Action Médias Jeunes asbl, 2020. Ouvrage rédigé avec Florence Thomas et Valentine François.

Philosophie, épistémologie et éthique

L’amour et la haine, le bien et le mal, la guerre et le dialogue.

J’ai été amené à explorer ces thèmes abordés plus d’une fois précédemment sur ce site. De fait, ils occupent une place centrale dans mes écrits… et dans ma vie.

Questions de société

Dans des temps que j’estime troublés et polarisés, je me suis particulièrement interrogé et positionné par rapport à ce que peut être un usage “sain” de la liberté d’expression dans l’espace public.

La liberté d’expression, ce n’est pas pouvoir déverser n’importe quelle opinion à tout-va, en refusant toute contradiction et en exigeant d’avoir pignon sur rue.

Mon plaidoyer pour la nuance est un engagement qui me tient à cœur.

Merci à Camille Tilleul et Maxime Kristanek

Camille Tilleul et Maxime Kristanek m’ont fait l’honneur de présenter leurs travaux d’envergure sur ce site :

Oeuvres d’art

En 2020, j’ai été contraint de payer un montant forfaitaire de 500 euros à une société privée pour l’usage de deux photos d’une agence de presse sur ce site.

Cet usage, bien que non commercial et orienté vers l’intérêt public (entre autres arguments, dont certains sur les plans juridique et procédural), a été considéré par ladite société sous l’angle de l’infraction aux droits d’auteurs. Une conséquence positive de cet incident est que je me suis attelé à dénicher davantage de peintures et autres œuvres du domaine public ou sous licences Creative Commons pour illustrer mes articles. L’esthétique du site en ressort améliorée.

Autres interventions disponibles en ligne

Projets d’articles

Je termine enfin cette année avec plusieurs projets sur le feu :

  • En prolongement de mes articles Amour et philosophie, j’envisage d’écrire un article sur “le marché amoureux”. Pour l’instant, il n’est qu’à l’état d’ébauche (depuis plus d’un an). Lectures connexes :
    • Eva Illouz, Les marchandises émotionnelles et Pourquoi l’amour fait mal.
    • François De Smet, Eros Capital. Les lois du marché amoureux.
    • Serge Chaumier, La déliaison amoureuse.
    • Ruwen Ogien, Philosopher ou faire l’amour.
    • Roland Barthes, Fragments du discours amoureux.
  • Après cet article à propos du “marché amoureux”, je songe à un article qui s’intitulera vraisemblablement “éthique de l’amour” ou “éthique de la relation amoureuse”. Rien que ça… !
  • J’aimerais approfondir la pensée de Ruwen Ogien à propos de son éthique minimale. Dans plusieurs articles, j’ai précédemment développé des notions comme la bienveillance, le souci pour autrui, l’attention à autrui ou encore le soin de l’autre (éthique dite du “care”). Dans un virage à 180°, je souhaite partager un argumentaire sur le côté potentiellement contreproductif d’un tel positionnement éthique. Et si, le “vrai” bien, c’était de ne pas nuire à autrui, et rien de plus ?
  • En lien avec Guerre(s) et philosophie, Lutter contre les discours de haine : comprendre et faire la part des choses Plaidoyer pour la nuance (ainsi qu’une réflexion suite à cet article) : dans quelle mesure la violence est-elle nécessaire lorsque l’on est une minorité / face à l’oppression / pour se défendre ?
  • J’ai aussi envie de traduire le travail de Jeff Jarvis à propos de l’économie du lien face à l’économie de contenu (et à ses dérives). Il s’agit d’idées je mentionne notamment dans mon article à propos du fonctionnement des agences de presse. J’avoue toutefois que j’ai un peu peur d’être attaqué – une fois de plus – par des gens ou des entreprises pour qui l’économie de contenu est très lucrative, tout comme je suis parfois inquiet pour mon intégrité physique ou morale lorsque je m’attaque à de la désinformation haineuse ou à d’autres postures idéologiques extrêmes…
  • Un texte intitulé “l’Humanité mérite-t-elle d’être sauvée ?” > En lien avec Guerre(s) et philosophie, Face à l’absurde des guerres et des attentats et Armement et bombes nucléaires : l’Humanité en sursis ?, ainsi que mes articles à propos de “finitude humaine” et “banalité du mal”, et dans la même veine que Ca faisait longtemps. C’était dans une autre vie.
  • Trois articles moins prioritaires :
    • Un texte nommé “le fantasme paranoïde”, à propos de cette posture consistant à croire qu’un avis largement partagé est censuré ou particulièrement ciblé par une forte opposition.
    • Les réactions genrées aux photos de profil
    • Une comparaison entre le traitement médiatique de la catastrophe de Tchernobyl et ce que l’opinion publique en a retenu et ce qui se passe au sujet de l’épidémie de coronavirus depuis plusieurs mois. L’opinion publique a retenu qu’il y a eu un mensonge d’Etat stipulant que “le nuage s’est arrêté aux frontières”. J’ai longtemps cru à cette version des faits. Or, en 2011, alors que je rédigeais mon premier livre sur la fiabilité des médias, et en parallèle de l’accident nucléaire désastreux de Fukushima, j’ai découvert que la situation était sacrément plus complexe ! Pour en savoir plus, cf. mon premier livre.

[Edit] J’ai finalement réalisé une publication sur Facebook au sujet des parallèles entre les traitements médiatiques des catastrophes de Tchernobyl, Fukushima et l’épidémie de coronavirus.